C’est un des hommes les plus puissants du Moyen-Orient. Dans son uniforme kaki, le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, s’adresse à ses compatriotes devant les drapeaux de l’Etat hébreu et de l’armée pour les informer, d’un ton monocorde, chaque fois que le pays traverse une période critique. « Citoyens d’Israël, mes frères et sœurs, leur a-t-il dit le 28 février, alors que le bombardement de l’Iran venait de commencer, nous sommes aujourd’hui confrontés à une opération importante, décisive et sans précédent, visant à démanteler les capacités du régime terroriste iranien. »
Depuis mars 2025, le lieutenant général, 60 ans, commande l’armée dans une époque où les « forces de défense israéliennes » (Tsahal, l’acronyme en hébreu), selon la dénomination officielle, n’ont jamais été aussi offensives. Sur tous les fronts : en Iran, bombardé plus de 10 000 fois en deux semaines par Israël et les Etats-Unis ; au Liban, où le Hezbollah est ciblé par des milliers de frappes ; à Gaza, où plus de la moitié de l’enclave palestinienne est occupée après avoir été presque anéantie. En Cisjordanie, où l’armée participe activement à l’annexion de facto d’un territoire palestinien soumis à un régime de terreur ; en Syrie, où des troupes occupent une zone stratégique près de la frontière.
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