• Le 11 septembre 2001, deux avions détruisaient les deux tours du World Trade Center à New York.
  • Pourtant, Donald Trump a choisi de ne pas assister aux traditionnelles commémorations, préférant le site du Pentagone.
  • Le 20H de TF1 revient sur la façon dont le président américain réécrit l’Histoire vingt-cinq ans plus tard.

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Au sud de Manhattan, la cloche de l’espoir a résonné à 8h46 ce vendredi 11 septembre pour commémorer l’impact du premier avion dans la tour Nord du World Trade Center, il y a tout juste vingt-cinq ans. Au pupitre, les noms des 2.977 victimes recensées du pire attentat terroriste de l’histoire des États-Unis sont égrenés. Quatre anciens présidents américains (Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama et Joe Biden) sont présents au premier rang de ces commémorations new-yorkaises, mais pas Donald Trump, représenté par son vice-président, J.D. Vance.

Quatre anciens présidents américains (Bill Clinton, Barack Obama, Joe Biden et George W. Bush de gauche à droite) ont assisté aux commémorations new-yorkaises le 11 septembre 2026, mais pas Donald Trump, représenté par J.D Vance (à droite). – TF1

Aucun discours politique n’étant toléré, l’actuel locataire de la Maison Blanche a préféré se rendre à Arlington, un autre site des attentats, pour rendre hommage aux victimes du Pentagone. « Aujourd’hui, nous renouvelons le serment sacré que nous avons prononcé pour la première fois en leur nom il y a un quart de siècle. Nous n’oublierons jamais. C’est pour cela que nous nous battons aujourd’hui. Nous n’avons pas le choix. Il ne peut y avoir que la victoire », a déclaré le 45e et 47e président des États-Unis.

Justification de la guerre en Iran

Surtout, le Républicain de 80 ans en a profité pour justifier la guerre menée actuellement au Moyen-Orient. « Nous saluons les membres des forces armées qui travaillent pour que le premier mécène du terrorisme mondial, la République islamique d’Iran, n’obtienne jamais, jamais une arme nucléaire », a également assuré Donald Trump.

Loin d’être tous vérifiables, les récits du président américain ont une nouvelle fois prêté à polémique cette semaine quand il a narré ses propres souvenirs du 11-Septembre dans les ruines encore fumantes de Ground Zero. « Deux pompiers, grands et costauds, pourtant je ne suis pas le plus petit mec du monde, m’ont littéralement soulevé par le bras en disant ‘faut se barrer d’ici' », a-t-il narré devant une assemblée. Malgré des investigations poussées, aucun média américain n’a pu retrouver trace d’une telle visite, soulignant au contraire les récits changeants de Donald Trump.

Un quart de siècle a passé. Et si le devoir de mémoire est toujours présent, rassemblant l’Amérique, environ 100 millions de citoyens états-uniens ne peuvent se souvenir aujourd’hui du 11-Septembre : soit parce qu’ils étaient trop jeunes, soit parce qu’ils n’étaient pas encore nés.

Victor GAUTIER | Reportage TF1 : Sylvain MILLANVOYE

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