- Un séisme meurtrier a frappé la Colombie tôt lundi matin, touchant l’ouest du pays.
- Les 72 premières heures sont cruciales pour retrouver des survivants.
- Une équipe de TF1 a suivi secouristes et bénévoles qui poursuivent leurs recherches dans les décombres, soutenus par une vague de solidarité nationale.
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Le 20H
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« Si vous nous entendez, faites du bruit ou criez. »
Les sauveteurs s’affairent en Colombie des dizaines d’heures après la survenue lundi 10 août du séisme le plus meurtrier du siècle dans ce pays, avec 216 morts selon le dernier bilan, revu à la baisse. Les recherches se poursuivaient mardi dans les décombres. Il faut tout déblayer pour permettre aux secours colombiens d’intervenir au plus vite.
Des volontaires affluent de toutes parts pour prêter main forte aux équipes de secours. « Quand je suis arrivé ici, j’ai eu une vision de fin du monde. Voir toutes ces destructions, ces personnes qui cherchent leurs proches… Mais grâce à Dieu, nous sommes nombreux pour aider »
, témoigne l’un d’eux auprès de TF1, comme on le voit dans le reportage ci-dessus. Cette mobilisation porte ses fruits : depuis lundi, plusieurs personnes ont pu être secourues, sorties des décombres ou extraites de leur logement avant l’effondrement des bâtiments, sous les applaudissements de la foule.
Des heures cruciales pour retrouver des survivants
Le puissant séisme s’est produit tôt lundi matin alors que de nombreux Colombiens dormaient encore. Andrés recherche toujours son épouse aux côtés des secours. « Je m’en veux d’être parti plus tôt de l’appartement. Je suis sorti pour aller travailler et regardez ce que je trouve… Je n’ai pas vu ma femme. Je ne sais pas si elle est vivante ou morte »
, confie-t-il.
Les 72 premières heures sont cruciales pour retrouver des survivants. L’espoir persiste malgré tout, comme l’explique un secouriste : « On sait que des poches d’air ont pu se créer sous les décombres et cela permet aux éventuelles personnes piégées de pouvoir survivre plus longtemps. »
Une vague de solidarité nationale
Dans les zones les plus dévastées par le séisme, comme à Cali, la troisième ville du pays, ou à Pereira, à l’ouest du pays, la solidarité s’organise. Des points de récolte de vivres ont été mis en place, comme on a pu le constater notre correspondante TF1-LCI Diana Valderrama qui s’est rendue sur l’un de ces points, à Cali. « Les Colombiens n’ont pas cessé d’arriver avec des aliments non périssables, de l’eau et tout ce dont les secouristes et les gens ont besoin »
, relate-t-elle.
L’état d’urgence a été déclaré dans les régions les plus touchées, où ce tremblement de terre d’une magnitude de 7,4 a rasé des pâtés de maisons entiers. Si l’épicentre était situé dans le département du Choco, sur la côte Pacifique, le séisme a également durement touché la ville de Manizales. Le tremblement de terre a fait plus de 1.600 blessés et a détruit des centaines de bâtiments, selon l’Association des maires.
La rédaction de TF1info | Reportage : Ignacio BORNACIN et Diana VALDERRAMA









