Dans un document de dix pages, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) invite l’Etat à discuter de l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté avant 2027, tout en esquissant un possible partenariat avec la France. « L’Etat fait comme si nous ne proposions rien, mais ce projet d’accord, nous lui avons soumis dès le mois d’avril 2025 », assure le président du mouvement indépendantiste, Christian Tein.
Le FLNKS n’a pas participé aux dernières discussions sur l’avenir de l’archipel mi-janvier à Paris, lors desquelles un « accord complémentaire » à l’accord de Bougival, conclu le 12 juillet 2025, mais rejeté depuis par le FLNKS, a été signé. Il demande l’organisation de discussions en tête-à-tête avec le gouvernement, sans les non-indépendantistes, en vue de « l’accession à la pleine souveraineté » de l’archipel.
Ces dernières semaines, le FLNKS a pourtant évoqué, notamment par la voix du député et président de l’Union calédonienne (UC) Emmanuel Tjibaou, les discussions dites « de Deva » qui s’étaient tenues en Nouvelle-Calédonie, en mai 2025, comme possible base pour la reprise du dialogue avec l’Etat. Le ministre des outre-mer de l’époque, Manuel Valls, y avait présenté un statut instituant une « souveraineté partagée avec la France ». A l’époque, ce sont les non-indépendantistes qui avaient quitté la table.
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