- Américains et Iraniens doivent se retrouver cette semaine à Genève pour entamer un nouveau cycle de discussions concernant le programme nucléaire de Téhéran.
- L’émissaire de la Maison Blanche Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump représenteront les États-Unis.
- Le président républicain a réitéré ses menaces à l’encontre du régime.
Suivez la couverture complète
Trump met une pression maximale sur l’Iran
Nouveau round de discussions entre Washington et Téhéran. Les deux ennemis ont rendez-vous ce mardi à Genève où doit s’ouvrir un nouveau cycle de négociations sur le programme nucléaire iranien, a indiqué lundi 16 février la télévision d’État du régime des mollahs.
« Le ministre des Affaires étrangères est arrivé à Genève à la tête d’une délégation diplomatique et d’experts pour participer au deuxième cycle de négociations sur le nucléaire
« , a annoncé sur Telegram la télévision d’État iranienne. Il doit également rencontrer ses homologues suisse et omanais ainsi que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, ont indiqué son ministère et la télévision officielle.
Des discussions « indirectes »
De son côté, la Maison Blanche a confirmé dimanche soir que son émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, se rendraient à Genève cette semaine pour ces pourparlers. Ils doivent également y participer à des discussions avec la Russie et l’Ukraine. Ce nouveau volet de discussions « indirectes
» doit débuter mardi, selon Téhéran, après que l’Iran et les États-Unis ont renoué le dialogue début février à Oman dans un contexte de menace d’intervention militaire américaine.
Une première session de négociation s’est ouverte le 6 février à Mascate, la capitale d’Oman, plusieurs mois après l’échec de précédentes discussions. Ces dernières avaient été interrompues en juin en raison de la guerre des Douze jours entre l’Iran et Israël, déclenchée par des frappes israéliennes contre des sites nucléaires et militaires. Les États-Unis avaient alors également bombardé des sites nucléaires iraniens.
Les pays occidentaux et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran dément nourrir de telles ambitions, mais insiste sur son droit à développer une filière nucléaire civile.
Faute d’accord, Donald Trump a menacé Téhéran de conséquences « traumatisantes
» et a même évoqué ouvertement vendredi l’hypothèse d’un renversement du pouvoir. L’armée américaine se prépare à l’éventualité d’opérations militaires soutenues, pouvant durer plusieurs semaines, a détaillé ce week-end Reuters. Sur Fox News, le fils du chah déchu, Reza Pahlavi, a quant à lui demandé à Donald Trump une intervention militaire « urgente »
en Iran, répétant sa proposition d’y assurer une « transition
» politique. Le fils du chah sera ce lundi 16 février l’invité du 20H de TF1.











