• Les autorités ont décidé de fermer toute une partie de la forêt de Rambouillet.
  • En cause : une invasion de chenilles processionnaires en raison d’un printemps chaud et pluvieux.
  • Les promeneurs se ruent vers les pharmacies du secteur pour se procurer des crèmes anti-démangeaisons et des antihistaminiques.

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Le 20H

Elles ont pris possession de la forêt de Rambouillet (Yvelines) par grappes de centaines d’individus sur des centaines d’arbres. Les chenilles processionnaires du chêne imposent leur loi depuis quelques jours, contraignant même des cyclistes à rebrousser chemin. « On ne pensait pas être arrêtés par la police des forêts pour devoir partir à cause de chenilles processionnaires », témoigne l’un d’eux dans le reportage en tête de cet article. « Je n’ai pas envie de m’approcher très près », , explique un autre.

 Un arrêté préfectoral interdit en effet l’accès à plusieurs secteurs du massif de Rambouillet jusqu’à lundi. Cette décision rare a été prise pour protéger les promeneurs, car les poils très urticants de ces chenilles, quand ils touchent la peau, provoquent des démangeaisons comme des piqûres de moustiques. 

Une famille rencontrée par notre équipe peut en témoigner. « On n’est pas au contact. Apparemment, c’est volatile. C’est dans les airs qu’on chope les poils des chenilles processionnaires », explique le père de famille, aux bras marqués de plaques rouges. « Mais dans le secteur, on en a beaucoup », poursuit-il. « À l’école, il y en a pas mal qui se sont fait piquer par des chenilles processionnaires », abonde sa fille. 

Situation inédite

Bien que gênants, les symptômes ne sont la plupart du temps pas graves. Pour réduire l’envie de se gratter, il est possible de prendre des antihistaminiques et des crèmes anti-démangeaison. « On a été dévaliser toutes les pharmacies alentour parce qu’on a épuisé le stock d’un été en une semaine », explique Caroline Scazzola, pharmacienne à Saint-Arnoult-en-Yvelines.

Cette situation inédite dans le sud des Yvelines est la conséquence de conditions météorologiques particulièrement propices. « Avec un printemps abondant en pluie, énormément de feuilles de chêne à leur disposition, des cocons qui vont grossir de façon relativement massive », explique Jérémy Thomas, expert en insectes nuisibles, au sein de l’entreprise DGF 78 à Maurepas. « Les températures élevées en ce moment ont permis de développer plus rapidement le cycle de la chenille processionnaire », poursuit-il. Pour s’en débarrasser, il faut aspirer les nids ou faire appel à la mésange charbonnière qui peut manger jusqu’à 500 chenilles par jour.

La rédaction de TF1info Reportage – Michel IZARD et Sophie HERNANDEZ

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