- Ce mardi, présenté comme une journée de mobilisation nationale, des cortèges de lycéens ont été prévus dans une trentaine de villes.
- Les cours sont totalement ou partiellement suspendus dans 891 établissements sur 3.700, selon le ministère de l’Éducation nationale.
- Regardez ce reportage du 13H qui compile différentes paroles de lycéens mobilisés.
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Lycées, facs… le mouvement de contestation prend de l’ampleur
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Partout en France, ils sont des dizaines de milliers à manifester. À Rennes, comme on le voit dans le reportage du 13H ci-dessus, 10.000 personnes sont rassemblées aux côtés des lycéens. « Et là, aujourd’hui, on est spécialement là pour montrer que même s’ils ferment le lycée, on n’arrête pas, on vient dans la rue et on est toujours aussi nombreux »
, explique un élève.
Même scène à Marseille, les lycéens expriment des revendications claires. « On demande que les profs absents soient systématiquement remplacés, parce que c’est hors de question que dans certains lycées, par exemple à Saint-Charles, il nous manque une prof de philo depuis le début de l’année. Et on a le bac à la fin de l’année »
, précise une lycéenne. « Nous, on est catégoriques,
on veut l’abrogation de Parcoursup
(nouvelle fenêtre)«
, ajoute un autre jeune.
« On continuera jusqu’à ce qu’on ait des vraies réponses »
Le ministre de l’Éducation a lancé dès lundi soir la plateforme « Lycéennes, lycéens : vous avez la parole » (nouvelle fenêtre) pour permettre à chaque lycéen de s’exprimer. Quelque 1.700 contributions y avaient déjà été déposées ce mardi à la mi-journée.
Pas satisfaisant pour des jeunes rassemblés à Paris. S’estimant pour certains privilégiés, ils expliquent se mobiliser en soutien des lycéens de banlieue. « On a trop expliqué, on a trop parlé, on a envoyé des lettres, on a tout fait. Si ça ne marche pas, on bloque les lycées, on manifeste »
, dit l’une d’eux. La réponse du ministre, qui a mis en place des plateformes pour écouter les élèves, suffit-elle à apaiser la situation ? « Non, c’est une réponse pour qu’on arrête, c’est une réponse pour que le mouvement se tasse. Ce n’est pas ce qu’on veut, ce n’est pas ce qu’on demande et on continuera jusqu’à ce qu’on ait des vraies réponses »
, assure une camarade.
Nouvelle réponse du ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, ce mardi matin : « J’ai demandé à toutes les académies, donc c’est les services de l’Éducation nationale dans les territoires, d’avoir le tableau de bord quotidien de tous les lycées qui sont confrontés à cette situation, c’est-à-dire les points rouges en termes de qualité du remplacement, et d’apporter une réponse dans les huit jours. »
C’est précisément en huit jours que les professeurs manquants du lycée Saint-Exupéry de Créteil (Val-de-Marne) avaient été remplacés. C’est dans cet établissement qu’avait commencé le mouvement. Aujourd’hui, le blocus se poursuit, tout en laissant passer ceux qui veulent aller en cours. S’ils ont obtenu des avancées, il manque toujours une infirmière ici. Tous demandent également la rénovation urgente des bâtiments. Au lycée Marcelin Berthelot de Pantin, par exemple, les élèves nous expliquent que 90% des fenêtres ne s’ouvrent plus.