- En Loire-Atlantique, des mégots jonchent toujours sur les plages alors que fumer est interdit pendant la saison balnéaire depuis l’été 2025.
- Des associations de bénévoles les traquent, l’équipe du 20H de TF1 les a suivies.
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Initiatives environnementales
Sur la plage de la Joselière à Pornic en Loire-Atlantique, à peine quelques secondes suffisent à Pascale Langlais, bénévole de l’association Surfrider Foundation Europe, pour trouver des mégots : celui-ci « est assez récent »,
dit-elle dans le reportage de TF1 à retrouver en tête de cet article. « Il se déchire très, très facilement et donc les petites particules de plastique vont vite s’envoler ou regagner la mer et polluer notre environnement ».
Cette bénévole fait le constat avec l’équipe de TF1 : nous ne sommes qu’au printemps et les mégots de cigarettes sont déjà partout dans le sable. En un an, la quantité de mégots retrouvés ici a doublé, malgré l’interdiction de fumer sur les plages, et les déchets s’accumulent partout : « Avec le ruissellement et l’eau de pluie qui est charriée, ces mégots rejoindront l’eau. Il y a eu une initiative du voisinage. Ce qu’on déplore, c’est le manque d’installation de la part des communes en général. »
En France, entre 20.000 et 25.000 tonnes de mégots jetées chaque année, soit près de 1.000 chaque seconde
Dans la plus grande baie de France et ses 9 kilomètres de plage, le même problème : « On collecte à peu près 80 kg de mégots par an avant l’interdiction, sachant qu’il y en a beaucoup malheureusement qui restent dans le sable »
, explique Corinne Denis, responsable pour Veolia. « Ceux qu’on arrive à récupérer représentent à peu près 80 kg par an, ce qui est énorme vu le poids d’un mégot. »
Ces déchets ne laissent pourtant personne indifférent : « C’est toujours un peu désagréable de s’allonger et de voir des mégots dans le sable »
, dit un habitant. « Les mégots, une fois que la cigarette est terminée, c’est dans la poche et ce n’est pas par terre, et encore moins dans le sable »
, lance une autre.
La ville investit désormais plus de 10.000 euros par an dans ces cendriers de poche et des poubelles, 100% mégots. « Ça a un coût pour la ville, mais derrière c’est aussi une protection de l’environnement »,
rappelle l’adjoint au maire de La Baule, Bernard Plouvier, dans le reportage de TF1. « On ne va pas mettre un policier à chaque descente de plage, on en a 55. Donc on mise sur la sensibilisation, un mégot dans 500 litres d’eau, ça détruit toute la biodiversité. »
En France, entre 20.000 et 25.000 tonnes de mégots sont jetées chaque année, soit près de 1.000 chaque seconde.









