- Les ventes mondiales de lunettes connectées ont plus que triplé en un an.
- Elles peuvent être d’une grande aide pour les personnes âgées, handicapées ou malvoyantes.
- Mais de nombreuses femmes craignent d’être filmées à leur insu. Explications.
Des caméras cachées et autres vidéos de drague apparaissent sur les réseaux sociaux. Mais d’un autre genre. Elles sont filmées par des lunettes connectées. Ces appareils envahissent même les rayons de nos opticiens. Et leurs ventes mondiales ont plus que triplé en un an. Le modèle le plus connu, les Ray-Ban Meta, sont vendues 319 euros.
« Elles ne ressemblent plus du tout à des gadgets futuristes »
, montre Valentine Lebeouf, journaliste LCI (voir la vidéo en tête de cet article). Ce sont des lunettes de vue ou de soleil somme toute classiques. La caméra est si discrète qu’on distingue à peine une petite lumière sur le côté.
« On les appelle même les ‘lunettes de pervers’. Elles sont devenues le symbole d’une nouvelle forme de voyeurisme »
, poursuit la journaliste. Il y a deux ans, Zoé en a fait les frais, filmée à son insu avant que la vidéo ne se retrouve sur les réseaux sociaux : « C’était de la drague vraiment lourde. Je ne connaissais pas encore cette technologie, je ne me suis doutée de rien. Le soir même, une amie m’a montré la vidéo et je suis tombée de 1.000 étages… »
.
Cette technologie est pourtant d’une grande utilité pour les personnes âgées, handicapées ou malvoyantes. « Ça peut déclencher une intervention des pompiers ou que mon cardiologue soit prévenu très rapidement »
, explique un octogénaire avec sur le nez une paire équipée de 15 capteurs.

