- Il y a un an, Marguerite était devenue une héroïne en sauvant une jeune femme d’une tentative de viol dans le RER C.
- Pour son acte de courage et de bravoure, elle vient de recevoir la médaille nationale du mérite.
- Le JT de TF1 l’a rencontrée.
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Le 20H
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C’est une étreinte sans un mot, mais chargée d’émotions entre Jhordana, une jeune Brésilienne de 27 ans, et sa sauveuse, Marguerite. Un an après, les deux jeunes femmes se sont retrouvées devant le ministre des Transports, Philippe Tabarot, car Marguerite a reçu lundi 28 septembre la médaille nationale du mérite. « On n’a jamais arrêté de garder contact. Je prends des nouvelles d’elle de temps en temps. Elle prend aussi des nouvelles de moi »,
lance-t-elle devant l’assemblée qui l’applaudit.
J’entends les cris d’une jeune femme. Je me rapproche de là où j’entends les bruits, et je vois cet homme qui est sur cette jeune fille.
J’entends les cris d’une jeune femme. Je me rapproche de là où j’entends les bruits, et je vois cet homme qui est sur cette jeune fille.
Marguerite
Le 16 octobre 2025, Marguerite filme l’agression de Jordana dans le RER C. Son intervention fait fuir l’homme qui tentait de la violer. Elle se souvient encore avec précision de ce matin d’octobre. « J’entends les cris d’une jeune femme. Je me rapproche de là où j’entends les bruits, et je vois cet homme qui est sur cette jeune fille. Je vois les attouchements, je vois la jeune fille qui essaye de se débattre. Là, Jordana en profite pour bousculer son agresseur et se réfugier vers moi »
, témoigne-t-elle dans le reportage ci-dessus.
Marguerite a ensuite protégé la victime jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. Chaque jour, elle prend le RER C, mais plus tout à fait de la même façon. « Je ne vous cache pas que je fais beaucoup plus attention. Je suis plus attentive à ceux qui n’ont pas de portable. Ça paraît bizarre, mais aujourd’hui, comme tout le monde est sur son téléphone. Les personnes qui observent beaucoup à droite, à gauche, j’ai un regard un peu plus attentif »
, affirme-t-elle.
Ses proches sont venus par centaines pour honorer son geste courageux, dont son mari, qui ne cache pas sa fierté. « Comme on l’appelle, l’ouragan, la fusée, elle va à 200 à l’heure. Voilà, ça, c’est Marguerite. C’est ma femme, on va dire »,
lâche-t-il. Une distinction qui rend cet acte instinctif un peu plus héroïque. L’agresseur, lui, est toujours en attente de jugement.
Virginie FAUROUX | Reportage : Lou-Anne NEAU et Fabrice AMZEL

