• Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a confirmé ce dimanche sur TF1 qu’il était « candidat à la présidence de la République ».
  • Il l’est dans le cadre de la primaire sociale-démocrate organisée par le PS et Place publique, le mouvement de Raphaël Glucksmann.
  • « Mon obsession, c’est que l’année prochaine nous ne finissions pas avec l’héritière de la dynastie Le Pen à l’Élysée », a-t-il déclaré.

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Il l’avait annoncé aux députés PS, il l’a confirmé sur le plateau du journal de 20H de TF1 ce dimanche 30 août. « Oui je suis candidat à la présidence de la République, et je le fais parce que je veux porter une France plus juste », a confirmé Olivier Faure, candidat dans le cadre de la primaire sociale-démocrate organisée à l’automne par le PS et Place publique, le mouvement de Raphaël Glucksmann, lui aussi candidat.

Pourquoi Olivier Faure ne le soutient-il pas, alors que le député européen est mieux placé que lui dans les sondages ? « Si vous considérez que les sondages sont l’élection, arrêtons les élections. (…) S’il avait fallu se fier aux sondages, Raymond Barre aurait été élu, Édouard Balladur l’aurait été aussi, Alain Juppé, François Fillon et j’en oublie », répond celui qui cite également François Hollande. « Rien ne se passe jamais comme prévu », ajoute-t-il.

Ensuite, le patron du PS a essayé de se différencier de Raphaël Glucksmann en mettant en avant ses origines sociales modestes. « Ma conscience politique est née de ma propre enfance. J’ai grandi dans un quartier populaire (…) j’ai découvert la misère, j’ai vu le travail qui ne paie pas »

« Je suis un enfant de la classe moyenne » et « je n’ai jamais oublié, c’est la raison pour laquelle je me suis engagé ». « Je suis aussi un enfant de l’immigration (…) et je me suis engagé un jour en politique, très jeune, contre le racisme », a développé Olivier Faure.

Je me bats contre la droite et contre l’extrême droite

Olivier Faure

Autre différence majeure avec son adversaire : sa position vis-à-vis de La France insoumise, moins virulente. Interrogé sur un possible rapprochement vers Jean-Luc Mélenchon en cours de campagne, le député du Val-de-Marne a répondu ainsi : « Mon obsession c’est que l’année prochaine nous ne finissions pas avec l’héritière de la dynastie Le Pen à l’Élysée ». Jean-Luc Mélenchon « est candidat à la présidentielle, je suis candidat à la présidentielle, il n’y a pas d’accord possible », « ce sont les électeurs et les électrices qui trancheront ». 

« Chaque chose en son temps, et moi ce que je fais, c’est que je me bats contre l’extrême droite. Je n’en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d’un combat avec la gauche, moi je me bats contre la droite et contre l’extrême droite », a-t-il ajouté, quand Raphaël Glucksmann est beaucoup plus catégorique dans son refus d’alliance avec LFI.

Sur le plan des mesures, Olivier Faure a pris soin d’en distiller quelques-unes. Il souhaite « une France dans laquelle chaque enfant puisse commencer à étudier le ventre plein » et créer des « classes découvertes pour tous ». « Je veux qu’il ne soit plus possible de distribuer des dividendes quand l’entreprise ne s’engage pas résolument dans la voie de sa propre rénovation énergétique », a-t-il également indiqué. Enfin, « je veux que le Smic augmente ».

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