- Après un refus d’obtempérer devant la prison de Bouc-Bel-Air, une voiture a parcouru 90 kilomètres avant d’être stoppée à l’entrée de Toulon.
- Ses trois occupants ont forcé un péage et se sont débarrassés de colis pendant leur fuite.
- Regardez ce reportage du 20H de TF1.
Une course-poursuite effrénée sur 90 kilomètres. Il est un peu plus de minuit, jeudi 24 septembre, quand les gendarmes repèrent une Clio suspecte à proximité de la prison de Luynes, située à Bouc-Bel-Air, dans les Bouches-du-Rhône. Ils tentent de la contrôler, mais le conducteur refuse de s’arrêter et prend la fuite. La police prend alors le relai et s’engage dans une longue course-poursuite.
Les kilomètres défilent sur deux départements, les fuyards empruntent l’autoroute A7, traversent Marseille via le tunnel du Prado. Ils forcent même le péage de Bandol, selon nos informations, avant de poursuivre leur route jusqu’à l’entrée de Toulon, dans le Var. Leur cavale est stoppée net lorsque leurs pneus sont crevés par un dispositif déployé par les forces de l’ordre. Les trois occupants du véhicule, âgés de 20, 22 et 23 ans, sont alors interpellés et placés en garde à vue.
Comment expliquer ce refus d’obtempérer ? Sur le trajet, plusieurs colis sont jetés par la fenêtre de leur voiture. « On est face à des individus qui vont avoir le temps de se délester des produits de leurs méfaits. On sait que des colis ont été retrouvés sur le trajet entre la prison de Luynes et Toulon »
, souligne Eddy Sid, porte-parole du syndicat Unité SGP Police-FO Marseille, dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. L’un des colis retrouvés contenait des batteries de drones qui auraient pu être utilisées pour livrer illégalement des objets en prison.

