- Une vingtaine d’élus parisiens de la droite et du centre ont fait un signalement contre la ville de Paris dans l’affaire des violences sexuelles dans le périscolaire.
- Le même jour, le groupe présidé par Sophia Chikirou (LFI) avait lui aussi fait un signalement auprès de la procureure.
- Les élus dénoncent « l’absence de réponse rapide » de la ville quand celle-ci a été alertée de faits graves.
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Scandale dans le périscolaire : l’onde de choc des violences sexuelles
La ville de Paris de nouveau pointée du doigt. Une vingtaine d’élus parisiens de la droite et du centre, dont Rachida Dati, ont fait à leur tour un signalement auprès de la procureure de Paris pour mettre en cause la responsabilité pénale de la Ville dans le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire, selon un courrier consulté jeudi 18 juin par l’AFP.
Le signalement, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, a été envoyé à la procureure Laure Beccuau le 11 juin, jour où le groupe coprésidé par Sophia Chikirou (LFI) au Conseil de Paris a également envoyé un courrier pour faire lui aussi un signalement. « Depuis 2015, plusieurs signalements et alertes relatifs à des faits graves susceptibles de constituer une infraction pénale (…) ont été portés à la connaissance de responsables politiques et administratifs de la ville, dont Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo »
, écrivent les élus de droite et du centre.
« Vous avez été alertés dès 2015 »
« Ce refus de prendre en compte en urgence cette situation et de saisir la justice dès la connaissance de ces crimes et délits fait craindre que ces prédateurs aient continué d’agir »,
ajoutent-ils, dénonçant « l’absence de réponse rapide et de saisine immédiate de l’autorité judiciaire »
par la ville.
« Vous avez été alertés dès 2015 sur ces faits graves »
, a lancé Rachida Dati, coprésidente LR du premier groupe d’opposition, au maire PS Emmanuel Grégoire jeudi lors d’une séance au Conseil de Paris sur la création d’une mission d’information et d’évaluation « transpartisane »
sur le périscolaire, réclamée par la droite.
Contrairement au groupe de l’Insoumise Sophia Chikirou et de l’écologiste Emile Meunier, la droite n’avait pas souhaité rendre public son signalement. C’est le maire qui a interpellé en séance son ancienne rivale, « par souci de transparence et d’honnêteté ». « C’est votre droit de saisir la justice et je suis très heureux qu’elle fasse le tri entre les responsabilités des uns et des autres »,
a ajouté l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo.









