Un bazooka pétrolier. Une arme se déclinant en centaines de millions de barils. S’il fallait une preuve supplémentaire de l’anxiété que suscite la guerre au Moyen-Orient pour les approvisionnements mondiaux, elle vient d’être fournie, mercredi 11 mars, par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ses trente-deux pays membres ont décidé de mettre 400 millions de barils, provenant de leurs stocks d’urgence, à la disposition du marché.
Dans un monde qui consomme un peu plus de 100 000 barils par jour, le chiffre pourrait sembler dérisoire. Mais il s’agit de la plus grande libération de réserves de l’histoire de cette organisation créée dans la foulée du choc pétrolier de 1973 pour garantir la sécurité énergétique des pays riches.
Le dernier déblocage record avait eu lieu en 2022, après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie : les pays membres avaient alors injecté collectivement 182 millions de barils. A l’ouverture d’une visioconférence des dirigeants du G7, présidé cette année par la France, Emmanuel Macron a souligné que les stocks libérés correspondaient à « environ vingt jours des volumes exportés via le détroit d’Ormuz ».
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