Du jour au lendemain, deux annonces ont fait dévisser les cours du pétrole. Soit la plus sévère baisse en pourcentage depuis l’été 2022, précise l’agence de presse Reuters. D’abord, mercredi 2 avril, il y eut l’officialisation, par les Etats-Unis de Donald Trump, de droits de douane historiquement forts sur les marchandises entrant sur le sol américain, laissant présager un ralentissement de l’économie mondiale.
Ensuite, jeudi 3 avril, s’est ajoutée une déclaration inattendue. Celle de certains membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés, dans le cadre de sa stratégie de réouverture progressive des vannes pétrolières. Huit pays (Arabie saoudite, Russie, Irak, Emirats arabes unis, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman) remettront sur le marché 411 000 barils par jour supplémentaires à partir de mai. Le triple par rapport à la quantité annoncée il y a un mois.
De ce mélange d’annonces est sorti « un cocktail baissier », pour reprendre l’expression de Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates Ltd, cité par Bloomberg. Jeudi 3 avril, le prix du baril de brut de mer du Nord finissait la journée en baisse de 6,4 %, autour de 70 dollars (63 euros). Et la référence aux Etats-Unis, le West Texas Intermediate, reculait de 6,6 %, sous la barre des 67 dollars.
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