D’un point de vue économique, l’année 2026 n’avait pas si mal commencé en France : l’inflation était maîtrisée, les entreprises recommençaient à investir, l’appétit retrouvé pour la défense, et le dynamisme de l’aéronautique tiraient les exportations… Tout cela permettait d’espérer que le moteur de la consommation, toujours hoquetant, se mette à tourner un peu plus vite. Dans ses projections de mi-décembre 2025, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) voyait l’acquis de croissance à mi-année à 1 %, alors que le produit intérieur brut (PIB) n’avait progressé que de 0,9 % en 2025.
L’attaque américano-israélienne sur l’Iran, le 28 février, et l’escalade du conflit au Moyen-Orient depuis ont soudainement grippé ce scénario favorable. La flambée du cours des hydrocarbures va se traduire, en France et ailleurs, par un regain de l’inflation, alors que celle-ci était tombée à 0,9 % en février, soit environ 1 % de moins que dans le reste de la zone euro.
« On pourrait atteindre 2 % d’inflation au cours du printemps », a déclaré Dorian Roucher, chef du département de la conjoncture à l’Insee, mardi 24 mars, en présentant le scénario réactualisé de l’institution. Percutée par les désordres du monde, la croissance devrait, elle, se replier légèrement : l’Insee prévoit désormais 0,9 % sur le premier semestre (contre 1 % estimé précédemment), soit 0,2 % de croissance par trimestre d’ici à juin.
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