- En Chine et aux États-Unis, des taxis autonomes circulent depuis 2018.
- Ils arrivent enfin en Europe, en commençant par la Croatie.
- Les explications d’Anicet Mbida dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
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Bonjour ! La Matinale TF1
Les taxis autonomes, qui se conduisent sans chauffeur, arrivent en Europe. « Depuis quelques jours, ils circulent déjà à Zagreb, en Croatie. C’est un véritable événement, parce que ça fait depuis 2018 que ces taxis, on peut les croiser un petit peu partout sur les routes, aussi bien en Chine qu’aux États-Unis »
, indique Anicet Mbida dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Les taxis autonomes arriveront également à Londres en automne. « Ensuite, on les verra arriver en Espagne et en Allemagne, à Berlin et à Barcelone, et en France, c’est pour beaucoup plus tard, c’est pour 2027, mais on ne sait pas encore à partir de quand et dans quelle ville ils seront déployés »
, détaille le journaliste innovation et numérique. Ces taxis autonomes ont mis longtemps à se déployer en Europe « parce que la législation européenne est beaucoup plus contraignante que la législation américaine ou la législation chinoise. Ça se comprend, tout simplement, parce que les villes européennes ont été conçues bien avant la création de la voiture et la diffusion de la voiture, donc elles sont beaucoup plus étroites, elles sont plus tortueuses »
, précise-t-il.
Des problèmes techniques peu fréquents
« En huit ans, la voiture autonome a fait des dizaines de millions de kilomètres, on a montré qu’elle était fiable, qu’elle est même beaucoup plus fiable qu’avec des conducteurs humains, elle fait beaucoup moins d’accidents, mais on a quand même aujourd’hui toujours des bugs sur ces voitures »,
explique Anicet Mbida. Par exemple, en Chine, il y a un mois, une centaine de voitures, des taxis autonomes, se sont arrêtées net, ce qui peut être très dangereux, notamment si la voiture est lancée à pleine vitesse. « Il y a eu des centaines de collisions comme ça, parce que les taxis ont buggé »
, rapporte le chroniqueur. Un autre exemple, aux États-Unis, un taxi autonome s’est bloqué à quelques centimètres du train sur un passage à niveau, car il est passé, en partie, sous la barrière. Heureusement, la voiture ne transportait pas de passager à ce moment-là.
Des taxis supervisés par un humain en Europe
« Malgré les bugs, ces taxis autonomes sont reconnus aujourd’hui pour être beaucoup plus fiables, beaucoup plus sûrs que des conducteurs humains »,
rassure le journaliste innovation et numérique. Certaines personnes préfèrent même les taxis autonomes, notamment les femmes, « parce qu’elles n’ont pas envie de tomber sur un conducteur louche »
, détaille-t-il. L’Europe sera un peu plus contraignante avec les voitures autonomes puisqu’elles devront être supervisées par un conducteur humain. Il sera « un espèce de télé-chauffeur, il sera derrière un écran et va piloter »
, ajoute le chroniqueur. « C’est l’humain qui va aider l’intelligence artificielle quand elle panique, et puis ça créera des emplois, c’est plutôt pas mal »
, conclut Anicet Mbida.

