C’est la plus longue migration en eau douce connue : le silure doré, qui peut atteindre jusqu’à 2 mètres de long, parcourt plus de 11 000 kilomètres au cours d’un voyage aller-retour qui le mène des Andes à l’Atlantique, à travers plusieurs pays d’Amérique latine.
Alors que s’est ouverte, lundi 23 mars au Brésil, la 15e Conférence des parties (COP15) à la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (ou CMS, pour Conservation of Migratory Species), un rapport onusien alerte sur le déclin des poissons d’eau douce : 325 espèces ont besoin d’efforts coordonnés au niveau international pour éviter leur disparition.
Cette évaluation mondiale, publiée mardi 24 mars, est la première à livrer une photographie aussi précise de l’état de conservation de ces animaux. Depuis le dernier rapport datant de 2011, le nombre d’espèces évaluées par l’Union internationale pour la conservation de la nature afin d’établir sa « liste rouge » est passé d’environ 3 000 à près de 15 000, dont quasiment 900 espèces migratrices. L’analyse « met en évidence une crise de la biodiversité largement ignorée qui se déroule dans les bassins fluviaux partagés du monde entier », insistent les auteurs.
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