- Les deux îles antillaises ont été placées en alerte rouge en raison d’un épisode de pollution aux particules fines PM10, ont annoncé les autorités et organismes de suivi.
- Une « brume de poussières désertiques, plus dense que prévue », circule en effet sur la zone.
- L’attention est portée en particulier sur les personnes les plus fragiles, et des « mesures réglementaires de réduction des émissions » peuvent être prises.
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L’alerte maximale est enclenchée pour les deux îles. La Guadeloupe et la Martinique ont été placées, lundi 10 août, en alerte rouge à la pollution aux particules fines PM10, ont annoncé les préfectures et les organismes de surveillance de la qualité de l’air. En cause, le passage sur les Antilles françaises d’une brume de sable saharienne (nouvelle fenêtre), particulièrement dense.
« Une brume de poussières désertiques, plus dense que prévue, traverse notre territoire depuis le début de journée »
, a indiqué sur Facebook (nouvelle fenêtre) Madininair, l’organisme martiniquais de surveillance de la qualité de l’air. « Celle-ci engendre des concentrations élevées en particules fines dans l’air. Face au risque de dépassement du seuil sanitaire, Madininair déclenche la procédure d’alerte à la pollution »
, ajoute l’organisme. L’alerte est maintenue mardi, avant une amélioration attendue mercredi.
Les populations vulnérables et sensibles particulièrement à risques
En Guadeloupe, les concentrations de PM10 ont atteint lundi 110 microgrammes par mètre cube à Pointe-à-Pitre en moyenne entre minuit et 9 heures locales, bien au-delà du seuil d’alerte fixé à 80 microgrammes sur 24 heures. « En raison de l’épisode de pollution de l’air en cours, la qualité de l’air est fortement dégradée »
, a annoncé la préfecture sur ses réseaux sociaux (nouvelle fenêtre), renvoyant à la carte de l’organisme de surveillance Gwad’Air (nouvelle fenêtre), qui classe tout le territoire en rouge. Pour autant, la procédure d’alerte ne concerne l’archipel tout entier que pour la seule journée de lundi, un retour à la normale étant attendu mardi.
Lors de ces épisodes, de nombreux habitants ressentent des picotements aux yeux, une gorge sèche ou des difficultés respiratoires. Les particules fines pénètrent profondément (nouvelle fenêtre) dans le système respiratoire et menacent en premier lieu les personnes fragiles. Les autorités recommandent en particulier aux populations vulnérables et sensibles, femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées et malades chroniques, de limiter les efforts physiques et les déplacements routiers. Les activités sportives des jeunes enfants sont interdites.
« Des mesures réglementaires de réduction des émissions dites mesures d’urgence, peuvent être mises en œuvre par le préfet »
, précisent aussi la préfecture et l’agence régionale de Santé de Martinique, dans un communiqué commun (nouvelle fenêtre) avec Madininair. L’ensemble des habitants sont également appelés à réduire la pratique d’activités physiques intenses et limiter les déplacements en voiture (nouvelle fenêtre), par exemple en privilégiant le télétravail, quand cela est possible.
Chaque année entre juin et octobre, des poussières issues du Sahara et du Sahel traversent l’Atlantique, transportées en haute altitude par les alizés, et dégradent la qualité de l’air aux Antilles en y provoquant des pics de pollution aux particules fines. Elles peuvent être soulevées jusqu’à sept kilomètres d’altitude, avant d’être poussées par les vents sur des dizaines de milliers de kilomètres, selon la vidéo explicative ci-dessus, partagée par les organismes antillais de surveillance de la qualité de l’air.









