Pannes d’électricité généralisées, manifestation, et menace américaine de plus en plus intense : l’île de Cuba est plongée dans le noir et l’incertitude. Le 16 mars 2026, Donald Trump déclarait qu’il pensait avoir prochainement l’« honneur de prendre Cuba ». Une phrase qui illustre l’obsession du président des Etats-Unis pour cette île, placée sous embargo américain depuis 1962.
La tension est encore montée d’un cran après l’enlèvement du chef d’Etat vénézuélien, Nicolas Maduro, et, dans la foulée, l’interdiction pour le Venezuela de livrer du pétrole à Cuba : « C’est parce que Cuba pouvait revendre une grande partie du pétrole envoyé par le Venezuela que le gouvernement avait accès à des devises (…) qui permettaient d’alimenter l’économie », analyse Marie-Laure Geoffray, chercheuse spécialiste de l’Amérique latine à l’université Sorbonne-Nouvelle.
Pourtant, à écouter Donald Trump, l’île de Cuba ne semble pas être une prise particulièrement intéressante. « Ils n’ont pas d’argent, pas de pétrole, rien du tout », assure le président américain. Mais, pour la chercheuse, la raison est plus politique : « C’est devenu une ressource rhétorique anticommuniste, antisocialiste, à la fois libérale et conservatrice contre tous les socialismes dans les Amériques. L’idée que ce gouvernement socialiste s’effondre pendant sa présidence doit faire partie des motivations pour agir envers Cuba très prochainement. »








