Et si la plus grosse nouveauté de la Switch 2, c’était son prix ? Présentée mercredi 2 avril, la prochaine console de Nintendo, attendue pour le 5 juin, embarquera un écran plus grand, davantage de puissance de calcul, des manettes pouvant être utilisées comme souris, des fonctionnalités en ligne améliorée… et, surtout, une étiquette affichant le prix minimum de 470 euros – 510 avec un jeu, Mario Kart World.
De quoi doucher l’enthousiasme des joueurs ? L’annonce a, en tout cas, de quoi surprendre. Si la première Switch, vendue 330 euros, avait déjà provoqué quelques haussements de sourcils, Nintendo a surtout proposé systématiquement des consoles moins chères que ses concurrentes pendant trente ans. Quand Nintendo vendait sa GameCube 200 euros, sa Wii 250 euros ou sa Wii U 300 euros, son concurrent, Sony, écoulait dans le même temps les PlayStation 2, 3 et 4 pour respectivement 450, 600 et 400 euros.
Des marges confortables
« Le prix de la Switch 2 ne me paraît pas justifié, juge Julien Pillot, docteur en économie de l’université de Nice et enseignant-chercheur à l’Institut des hautes études économiques et commerciales. Entre la Switch 1 et la Switch 2, l’augmentation du niveau d’inflation est d’un peu moins de 18 %. Or, le prix de la console augmente de près de 50 %. » Sans nier qu’il puisse exister une inflation spécifique liée à certains composants (le prix des cartes graphiques flambe depuis que le monde de la tech s’est passionné pour l’intelligence artificielle, par exemple), « elle ne peut pas expliquer cette hausse à 100 % », estime l’économiste.
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