- Les drones Shahed font de nombreux dégâts au Moyen-Orient.
- Mais s’ils ne coûtent pas cher, pourquoi sont-ils si difficiles à intercepter pour les armées occidentales ?
- Paul Pelletier, président de Per Se Systems, fabricant de drones et d’intercepteurs de drones, donne plusieurs éléments de réponse.
Suivez la couverture complète
L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
C’est un drone Shahed qui a frappé la base française du 7e BCA en Irak, tuant l’adjudant-chef Arnaud Frion. Les interrogations ne se sont alors pas fait attendre : comment un drone « low cost » peut-il faire autant de dégâts sans même être intercepté ? Paul Pelletier, président de Per Se Systems, fabricant de drones et d’intercepteurs de drones, avance plusieurs explications.
« Ce sont des systèmes très difficiles à brouiller »
, justifie-t-il. « Ça fonctionne. Mais le problème, c’est que le système a tendance à dévier »
et peut alors toucher des civils. Face aux Shahed, il existe aussi des drones intercepteurs qui « détruisent une aile ou un composant qui va le faire chuter »
.
« La vraie question, c’est quel est l’intérêt pour une armée occidentale d’envoyer des systèmes qui vont lui servir dans des guerres prochaines ? »
, interroge Paul Pelletier. Sans minimiser l’attaque en Irak – « nous, Français, on est tous touchés » –
, il rappelle que « ce ne sont que des escarmouches »
.
Si les armées occidentales disposent de moyens pour intercepter ces drones, une réflexion entre alors en jeu : « On se trouve face à des systèmes faciles à intercepter. Mais cela doit être économiquement viable : ne pas tirer un missile Patriot à 1 million d’euros sur un système à 30.000 »
.
Le président de Per Se Systems loue l’approche ukrainienne, avec « des drones à 4.000 euros qu’il faut piloter. Un, deux, trois ou quatre, peu importe »
. Tant qu’on ne dépasse pas un certain montant, « on gagne l’équation »
.
Plus d’informations dans la vidéo en tête de cet article.









