• Ce lundi, 13 départements sont placés en vigilance jaune canicule.
  • Cela n’était jamais arrivé pour un mois de mai.
  • La veille, déjà, le Finistère était devenu le premier département à connaître une telle alerte.

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Météo : un épisode de chaleur précoce avant l’été

Midi, la vigilance canicule démarre dans le Finistère et déjà 29 degrés mesurés sur un marché de Brest. « Ce sont des températures d’été ! Ce n’est pas une température habituelle, c’est vraiment exceptionnel », reconnaît Jenny qui travaille dans un foodtruck, dans le reportage en tête de cet article.

Exceptionnel comme la vigilance jaune canicule au mois de mai. Ce niveau d’alerte est une première en France et surprend les Bretons. « C’est pas la saison, normalement c’est 17 degrés, donc là il y a vraiment un problème ! », avance une passante interrogée dans la rue. 

Et à la fin du marché, la température relevée est la plus chaude jamais enregistrée à Brest pour un mois de mai. Selon les données provisoires de Météo-France, le mercure est monté à 29,8°C, battant un record qui remontait à mai 2017. Autres records battus dimanche : Bergerac (33,8°C) ou Noirmoutier (31,8°C, dépassant un record de mai 1995). 

Les 30°C dépassés presque partout ce lundi

Sur l’ensemble de la France métropolitaine, ce lundi, « les maximales restent très élevées pour la saison, la chaleur s’étend encore plus au nord, avec quasiment partout plus de 30°C, excepté au bord de la Manche et sur les plages de Méditerranée », prévoit Météo-France. Selon l’organisme météorologique, cet épisode de chaleur précoce est « durable », et pourrait persister au moins jusqu’au début de la semaine prochaine.

Les climatologues ont montré que les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, causé principalement par la combustion des énergies fossiles. Ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier, s’allonger et s’intensifier.

« L’extension de la saison des vagues de chaleur est caractéristique des effets du changement climatique », explique Robert Vautard, chercheur du CNRS au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. « Il faudra s’attendre plus tard à de telles vagues de chaleur en avril ou octobre », ajoute-t-il auprès de l’AFP.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Médérick PIRKER et Mattéo STEPHAN

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