- Les Français se tournent de plus en plus vers l’intelligence artificielle pour s’informer.
- Selon une étude publiée le 5 février 2026, 48% d’entre eux ont déjà utilisé ou envisagent d’utiliser ces outils dans un cadre politique.
- Un phénomène en forte progression qui interroge.
Demain, demandera-t-on à une intelligence artificielle pour qui voter ? La question n’est plus si théorique. Selon une étude Ipsos (nouvelle fenêtre) publiée début février, près d’un Français sur deux (48%) a déjà utilisé ou envisage d’utiliser une IA générative pour s’informer sur la politique. Une tendance qui s’inscrit dans un usage plus large : aujourd’hui, 68% des Français déclarent avoir déjà eu recours à ces outils, dont 50% à ChatGPT (nouvelle fenêtre).
L’IA, nouveau réflexe pour s’informer
Dans le détail, un quart des Français (25%) a déjà interrogé une IA sur une personnalité ou un parti politique. À cela s’ajoutent 23% qui se disent prêts à tenter l’expérience. Une progression rapide, portée notamment par la multiplication des outils, majoritairement étrangers : ChatGPT, Gemini, Meta AI ou encore Microsoft Copilot.
Ces usages répondent à des besoins très concrets. Les Français utiliseraient ces outils pour comprendre les programmes des candidats (39%), les prises de position (31%) ou encore comparer les propositions. Plus surprenant, 30% envisagent tout de même d’utiliser l’IA pour identifier le candidat le plus proche de leurs idées. Autrement dit, ces outils ne se contentent plus d’informer : ils pourraient même… les orienter.
Le recours à l’IA est particulièrement marqué chez les plus jeunes. Les 18-24 ans sont les plus nombreux à se tourner vers ces technologies (75%), notamment parmi ceux qui voteront pour la première fois. À court terme, l’usage devrait encore progresser : 28% des personnes interrogées pourraient utiliser l’IA pour l’élection présidentielle de 2027.
Des pratiques qui interrogent
Si l’IA s’impose progressivement comme un intermédiaire dans l’accès à l’information politique, ce basculement soulève des questions majeures : fiabilité des informations, dépendance à des outils étrangers, influence sur l’opinion…
D’autant que ces outils ne sont pas infaillibles : ils peuvent parfois produire des informations erronées ou approximatives. Un point de vigilance essentiel, alors que certains utilisateurs pourraient leur accorder une confiance excessive. À mesure que ces usages se développent, c’est le rapport même des citoyens à la politique qui évolue. Entre aide à la compréhension des programmes et possible orientation des choix, ces outils pourraient peser, à terme, sur les décisions électorales.









