Deux ans et deux mois. C’est le temps qu’il a fallu au président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), pour officiellement soutenir la députée (MoDem) de Loire-Atlantique Sandrine Josso, droguée à son insu en novembre 2023 par l’ex-sénateur de Loire-Atlantique Joël Guerriau. « Au nom du Sénat et en mon nom personnel, je tiens à exprimer mon soutien à l’égard de madame Sandrine Josso, dont nous mesurons la souffrance face à cette épreuve », a déclaré M. Larcher à l’Agence France-Presse, samedi 31 janvier. Le président du Sénat a précisé qu’il prendrait contact « dans les prochains jours » avec la députée, qu’il devrait rencontrer le 11 février.
Cette prise de parole publique, dont l’aspect tardif témoigne d’un malaise de l’institution, n’est pas due au hasard. Le 29 janvier, Sandrine Josso avait publié un courrier adressé à Gérard Larcher pour dénoncer son « silence ». Deux jours plus tôt, l’ancien sénateur Joël Guerriau avait été condamné par le tribunal judiciaire de Paris à quatre ans de prison, dont dix-huit mois ferme, pour avoir drogué la députée en vue de la violer. Le prévenu a cependant fait appel de cette décision et plaide toujours l’accident.
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