- Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, des peines de six à quinze ans de prison ont été prononcées par la cour d’assises spéciale de Paris en appel ce lundi.
- Le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, de nouveau condamné à quinze ans de prison, se pourvoit en cassation.
- Les trois autres accusés ont vu leur peine réduite.
Au terme d’un procès souvent tendu, la cour d’assises spéciale de Paris a condamné ce lundi 2 mars en appel quatre hommes à des peines de six ans de prison à quinze années de réclusion criminelle pour leur rôle dans l’engrenage qui a conduit à l’assassinat du professeur Samuel Paty par un jihadiste tchétchène en 2020.
Les peines les plus lourdes, respectivement dix et quinze ans de réclusion, ont été prononcées contre un parent d’élève, Brahim Chnina (54 ans) et surtout le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui (66 ans), coupables d’association de malfaiteurs terroriste (contre treize et quinze ans en première instance). Les deux hommes ont été les initiateurs de la campagne de haine en ligne, qui ne s’était arrêtée qu’avec la décapitation du professeur d’histoire-géographie par Abdoullakh Anzorov, parce qu’il avait montré des caricatures du prophète Mahomet lors de son cours sur la liberté d’expression.
Abdelhakim Sefrioui se pourvoit en cassation
Deux proches du tueur, Naïm Boudaoud (24 ans) et Azim Epsirkhanov (25 ans), ont eux été condamnés à six et sept ans de prison pour association de malfaiteurs mais sans que son caractère terroriste ne soit retenu. Ils étaient poursuivis pour avoir véhiculé Abdoullakh Anzorov et l’avoir aidé à se procurer des armes avant son crime commis le 16 octobre 2020 près du Collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Ils avaient été condamnés à seize ans de réclusion criminelle en première instance.
Seul accusé dont la peine n’a pas été revue à la baisse, Abdelhakim Sefrioui a décidé de se pourvoir en cassation, ont annoncé ses avocats après le verdict. « La condamnation de notre client permet à la justice antiterroriste de ne pas perdre la face dans ce dossier »
, a dénoncé Me Vincent Brengarth.











