L’eau continue de monter dans les quatre départements de l’ouest de la France placé en vigilance rouge
A Saintes, en Charente-Maritime, une partie du centre-ville aux abords du fleuve Charente est sous les eaux, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). Plus de 2 000 maisons ont été touchées, dont la moitié de ces dernières sont inondées, selon la mairie.
Gilet de sauvetage rouge sur son costume, le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a sillonné en barque les rues inondées de la ville. « On est sur un phénomène d’une ampleur exceptionnelle (…). Ça fait maintenant trente-trois jours que la vigilance crue est activée » et « le phénomène va continuer à durer », a-t-il dit.
Dans le Maine-et-Loire, un homme est porté disparu depuis mardi soir, après que son canoë a chaviré.
Les pluies d’une nouvelle tempête, nommée Pedro, se conjugueront jeudi à de forts coefficients de marée, perturbant l’écoulement de l’eau jusqu’à la mer, a souligné Vigicrues dans son bulletin de 16 heures : « Des débordements majeurs sont attendus lors des prochaines pleines mers, sur la confluence Garonne-Dordogne, en particulier dans les secteurs de Bordeaux et de Libourne. »
Le Maine-et-Loire, la Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne restent en vigilance rouge pour crues.
A Angers, où la Maine devrait dépasser jeudi le niveau de crue de 2000, la municipalité a prévu deux gymnases pour accueillir des personnes qui auraient besoin d’être hébergées. Le pont de Verdun, qui enjambe la rivière, est fermé aux voitures, et la rivière ne se trouvait plus qu’à une trentaine de centimètres de son arche la plus basse.
Dans le cadre de ce plan, la commune a annulé certains marchés et d’autres manifestations prévues sur les quais de la Garonne, qui traverse la ville du sud au nord. Les crèches et centres de loisirs dans ces zones seront également fermés, tout comme les parcs et jardins municipaux, en raison de la tempête Pedro.
Le ministre délégué à l’industrie, Sébastien Martin, a annoncé mercredi que des arrêtés seraient pris « dans les prochains jours » pour la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, afin de « faire jouer au plus vite [les] assurances ».










