- De nombreux Iraniens tentent de trouver refuge à l’étranger pour fuir la guerre et le régime des mollahs.
- Les envoyées spéciales de TF1 ont pu rencontrer des habitants devant le poste-frontière turc.
- Quand certains veulent quitter le pays, d’autres souhaitent au contraire rentrer chez eux.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Devant le poste-frontière de Kapikoy (Turquie), à quelques centaines de mètres de l’Iran, l’équipe du 20H de TF1 présente sur place ce mardi découvre les visages de familles iraniennes épuisées, mais soulagées. Elles viennent tout juste de quitter leur pays, après avoir emprunté un couloir, symbole de liberté.
Reza, âgé de 52 ans, a fui les bombardements de Téhéran, la capitale iranienne, où se multiplient les frappes américano-israéliennes depuis samedi. Il part en Espagne rejoindre de la famille. « C’est horrible, il y a des frappes partout à Téhéran, beaucoup de maisons ont été détruites »,
confie-t-il au micro de TF1, avant d’affirmer : « J’ai vu un bombardement à 500 mètres de moi. »
« Si je dis quelque chose contre le régime, il pourrait me tuer »
Comme Reza, ils sont quelques-uns à passer la frontière turque ce mardi. Peu acceptent de témoigner. « Beaucoup d’Iraniens qui arrivent ici, à la frontière, refusent de nous parler, de montrer leur visage, ou nous donnent de faux prétextes : ils auraient décidé de venir ici pour le travail, parce que si le régime reste en place en Iran, et qu’ils veulent revenir, ils ne veulent pas que le fait d’avoir fui leur pays se sache »
, détaille notre journaliste Jeanne Quancard sur place.
Rencontré par TF1, un Iranien de 29 ans dit souhaiter témoigner anonymement, non pas pour se protéger, lui qui affirme qu’il ne retournera jamais en Iran, mais pour préserver sa famille. « C’est une vraie guerre, tout le monde est stressé, et si notre nom ou notre visage apparaît en Iran, nos familles qui sont là-bas subiront des pressions du régime de la République islamique »
, explique le jeune homme.
Au poste-frontière, il y a aussi ceux qui font le chemin inverse. Certains Iraniens veulent en effet rentrer chez eux après des vacances ou un voyage professionnel. Une institutrice accepte de parler à TF1 à visage découvert, mais notre équipe préfère l’anonymiser, car ce qu’elle dit la met en danger. « Si je dis quelque chose contre le régime, il pourrait me tuer »
, certifie la femme au micro de TF1, qui précise que si elle a accepté de s’adresser à une télévision française, c’est parce qu’elle ne « di[t] rien de mal sur [le régime] »
. « J’aime mon pays et je veux rentrer chez moi »
, ajoute-t-elle. Que ce soient ceux qui rentrent, ou ceux qui fuient l’Iran, tous n’ont qu’une question : quand ces bombardements cesseront-ils ?










