- Emmanuel Macron a reçu Volodymyr Zelensky, vendredi 13 mars, à l’Élysée.
- Les deux chefs d’État ont largement évoqué les guerres en Ukraine et en Iran.
- La Russie « se trompe » si elle espère « un répit » lié à la situation en Iran, a assuré le président français.
La guerre en Iran fait rage. Et elle se poursuit en Ukraine. Volodymyr Zelensky était de passage à l’Élysée, vendredi 13 mars. Emmanuel Macron, après un hommage au soldat français Arnaud Frion, tué dans une attaque de drone au Kurdistan irakien, a fait un point sur la situation au Moyen-Orient, mais a rappelé que « la France continuera d’être fiable vis-à-vis de ses partenaires. Rien ne nous détournera de l’Ukraine, de l’effort que nous y faisons. Notre soutien ne faiblira pas. »
Le chef de l’État a d’ailleurs affirmé que la Russie « se trompe »
si elle espère « un répit »
lié à la guerre en Iran, minimisant la portée de la levée temporaire de sanctions américaines sur le pétrole russe. « Le contexte de montée des prix du cours du pétrole ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanctions à l’égard de la Russie, c’est la position que le G7 a tenue »
, a-t-il affirmé.
Alors que les alliés des Occidentaux essuient de nombreuses attaques de drones iraniens, Emmanuel Macron a pointé les liens entre Moscou et Téhéran. « Je vais rappeler que la Russie est un allié historique du régime de Téhéran, avec lequel elle a signé en janvier 2025 un accord de partenariat stratégique global dont les détails n’ont jamais été révélés et qui se traduit notamment par la production en territoire russe de drones d’origine iranienne »
, a poursuivi le président de la République. « Personne n’ignore que le ciel ukrainien a malheureusement été un banc d’essai pour les drones iraniens »
déployés au Moyen-Orient.
« Il est étrange de voir la Russie appeler un cessez-le-feu alors qu’elle refuse depuis plus d’un an avec obstination tout cessez-le-feu en Ukraine »
, a-t-il déploré. « Elle ne défend pas la paix, nulle part. »










