• Plusieurs joueurs et joueuses de tennis, parmi les visages les plus connus du circuit, ont prévu de manifester leur mécontentement, vendredi 22 mai, lors du « media day » de Roland-Garros.
  • Depuis plusieurs mois, ils s’estiment lésés dans la répartition des revenus en Grand Chelem.

La grogne prend de l’ampleur. Plusieurs stars du monde du tennis, dont les noms n’ont pas été dévoilés, vont manifester leur mécontentement, vendredi 22 mai, lors du « media day » de Roland-Garros – la journée dédiée aux obligations médiatiques avant le début du Grand Chelem -, a appris l’AFP de sources proches des joueurs.

Les intéressés limiteront ainsi leurs interactions avec la presse à quinze minutes. Passé ce délai, ils n’accorderont pas d’interviews supplémentaires, y compris aux principaux détenteurs de droits TV du tournoi ou à des journalistes potentiellement venus de l’autre bout du monde pour l’occasion. 

15 minutes comme 15%…

Avec cette démarche, les ténors des circuits ATP et WTA veulent protester contre une répartition des revenus qu’ils jugent inéquitable. Les quinze minutes renvoient ainsi aux « quelque 15% qu’ils touchent en prize-money sur la totalité des revenus des tournois du Grand Chelem », précisent les sources précédemment évoquées. Or la plupart des autres épreuves redistribuent sous forme de prize-money environ 22% de leurs revenus aux joueuses et joueurs – une marque que les acteurs espèrent atteindre dans les quatre compétitions les plus prestigieuses. 

Depuis le début du bras de fer, en avril 2025, l’Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open ont déjà augmenté leur dotation. Du côté de la porte d’Auteuil, elle atteint désormais 61,7 millions d’euros (+9,5% cette année). Un total loin des attentes des frondeurs, incarnés notamment par Jannik Sinner et Aryna Sabalenka. Ils ont exprimé leur « profonde déception », alors qu’ils estiment à 400 millions d’euros les recettes prévues cette année sur l’ocre parisien. 

Roland-Garros « regrette cette décision »

Du côté de l’organisation de Roland-Garros, dont les matchs du tableau principal débutent dès ce week-end, on « regrette cette décision des joueurs, qui pénalise l’ensemble des parties prenantes du tournoi : les médias, les diffuseurs, les équipes de la fédération et toute la famille du tennis qui suit avec enthousiasme chaque édition de Roland-Garros »

« La FFT poursuit un dialogue continu avec les joueurs et a engagé de nouvelles initiatives pour dialoguer directement avec eux ces dernières semaines », assure-t-elle, l’instance tricolore se disant « prête à un dialogue direct et constructif sur les enjeux de gouvernance, afin de donner davantage de place aux joueurs dans la prise de décision (…) et de faire évoluer le partage de la valeur »

Une réunion entre les organisateurs de Roland-Garros et « certains des représentants » des joueurs doit se tenir à l’issue des interactions avec les médias.

M.G avec AFP

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