S’asseoir sur son canapé, écrin de velours rose et jaune, est presque un rite de passage pour les candidats de télé-réalité. Son téléphone est une mine d’« exclus » sur ces stars des réseaux sociaux, reçues par notes vocales. Sa chaîne YouTube, un rendez-vous incontournable pour les fans du milieu, fidèles spectateurs de ses émissions quasi quotidiennes qui peuvent atteindre les 6 millions de vues.
A 38 ans, Sam Zirah, qui a découvert les dessous de la télé-réalité en tant que chroniqueur sur une chaîne « perdue sur la TNT » (la 47), a su s’imposer dans ce monde pourtant très fermé. Ophélia, candidate d’« Ex on the Beach », le disait avec ses propres mots, en février, en larmes sur le canapé de l’intervieweur : « Ils ne se rendent pas compte, les gens, que c’est pas rien d’être ici. »
Comment devient-on « pas rien » dans le monde de la télé-réalité ? La réponse de Sam Zirah, qui reçoit Le Monde dans son studio de tournage niché au fond d’une cour pavée du 9e arrondissement de Paris, est loin des paillettes dont il rêvait : « Je ne fais que travailler, je me suis coupé de tout. »
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