Comme chaque début d’année, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) publient leur bilan de l’exercice écoulé. Mercredi 21 janvier, 14 d’entre elles avaient déjà communiqué leurs performances globales annuelles. Ce nouvel indicateur se veut plus précis que le taux de distribution, car il le rapporte à l’évolution du prix de part de la SCPI. Il permet ainsi de connaître sa véritable performance, en la déconnectant des effets d’une évolution de son prix de souscription – plus il est faible, plus le taux de distribution est mécaniquement élevé.
Les performances globales annuelles parues s’étalent de 4,5 % pour Aestiam, légèrement en-dessous du taux de distribution de 2024 (4,72 %), à 15,25 % pour Wemo. Cette performance s’explique notamment par une collecte dynamique (un peu plus de 62 millions d’euros) combinée à un délai de jouissance de six mois (dans la fourchette haute du marché). Les gérants de cette SCPI bénéficient ainsi d’un semestre pour investir l’argent confié par les épargnants, avant de devoir leur verser des dividendes. La société de gestion prévient : cette performance « s’inscrit dans un contexte particulier lié à la jeunesse de Wemo One et à la phase de constitution de son patrimoine. Ces effets initiaux ont vocation à s’atténuer progressivement à mesure que la SCPI atteint un niveau de capitalisation plus élevé ».
Si ces premières parutions sont rassurantes, il n’est pas dit que les prochaines le soient également… Cette saison de résultats devrait entériner la recomposition en cours depuis la crise de 2023 du marché de ces placements prisés par des épargnants en quête de revenus réguliers. La correction des valeurs des immeubles, commerces ou locaux en portefeuille, provoquée par la remontée des taux d’intérêt, a plongé certains fonds dans un cercle vicieux, dont plusieurs, notamment les plus anciens, ne sont toujours pas sortis.
La fin de la récréation
Les vagues de baisse de prix de parts ont effrayé les épargnants, les poussant à vendre rapidement. Au 30 septembre 2025, la valeur totale des parts en attente s’élève à 2,38 milliards d’euros, soit 2,7 % de la capitalisation du marché. Dans le même temps, la concurrence explosait, avec près d’une trentaine de SCPI créées ces deux dernières années.
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