De la rue, ce sont les couleurs de l’arc-en-ciel qui se voient d’abord : des lignes droites de néon, chacune faite de sept segments et chacun d’entre eux d’une teinte, du violet au rouge. En entrant dans la galerie, on découvre que ces « mesures en néon cristal », comme les définit Sarkis, sont au nombre de 12, auxquelles s’ajoute un plus grand arc-en-ciel de longues courbes de néon, plus conforme à ce qui s’observe dans la nature.
Ce n’est pas la première fois que Sarkis, né en 1938 en Turquie et installé en France depuis 1964, les emploie : elles illuminent ainsi la nef de l’église des Jacobins, à Toulouse, depuis 2018. Mais l’usage qu’il en fait ici est différent. Horizontales ou verticales, ces lignes chromatiques sont placées légèrement en avant de douze compositions rectangulaires de photographies imprimées sur tissu. Dans chacune, dix images sont disposées, de taille égale, formant un quadrillage régulier. Elles ont toutes la même origine, prises par l’artiste dans son atelier de Villejuif (Val-de-Marne).
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