- En Nouvelle-Zélande, les parents ne peuvent pas choisir n’importe quel prénom pour leur enfant.
- Chaque année, une liste est mise à jour avec les prénoms interdits.
- Un prénom particulièrement apprécié en France figure dans cette liste.
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Certains pays éditent des listes de prénoms bannis pour les nouveaux-nés. C’est le cas, par exemple, de la Nouvelle-Zélande. Chaque année, le gouvernement néo-zélandais publie une liste annuelle des prénoms interdits. Cette année, on retrouve des termes religieux comme Saint ou Bishop, des titres royaux tels que King ou Pryncess, mais également des références aux variétés de cannabis, Sativa ou Indica. En revanche, un prénom féminin, plutôt populaire en France, figure dans cette liste mise à jour. Ce prénom est jugé offensant par les autorités.
Fanny, un prénom jugé offensant et sexuellement agressif
D’après la ministre de l’Intérieur, Brooke van Velden, les parents sont libres de choisir le nom qu’ils souhaitent pour leurs enfants. Mais elle explique au New Zealand Herald : « il existe cependant certaines limites pour éviter les noms offensants ou qui ressemblent à des titres officiels »
. C’est ainsi que le prénom Fanny se retrouve dans la liste des prénoms bannis. Pourquoi ? Parce que dans les pays anglophones, « fanny » désigne l’appareil génital féminin, mais de manière vulgaire. Le mot est considéré comme « sexuellement agressif ». D’après le département des affaires intérieures de Nouvelle-Zélande, « qu’un nom soit offensant ou non est une question de jugement et le fait qu’un nom soit potentiellement offensant évolue avec le temps
« . Il encourage donc les parents « à bien réfléchir au choix du prénom
« .
Et en France ?
Il n’existe pas de liste de prénoms autorisés en France et aucun prénom n’est officiellement interdit. Les parents peuvent appeler leur enfant comme ils le souhaitent et faire preuve d’imagination dès lors qu’il ne porte pas préjudice. En revanche, l’officier d’état civil peut invalider un prénom s’il estime qu’il peut nuire à l’intérêt de l’enfant ou faire l’objet de moquerie. L’article 57 du Code civil dispose qu’il peut aviser le procureur de la République afin de saisir un juge aux affaires familiales si « ces prénoms ou l’un d’eux, seul ou associé aux autres prénoms ou au nom, lui paraissent contraires à l’intérêt de l’enfant ou au droit des tiers à voir protéger leur nom de famille
« . C’est la raison pour laquelle les prénoms Nutella, Titeuf, Lucifer ou encore Ikea ont été retoqués par la justice française. Par contre, rien n’empêche les parents d’appeler leur fille Fanny.