- En un peu plus d’un mois, neuf personnes ont été victimes d’un gang dans les Vosges.
- Ce dernier les contraignait à monter dans leur véhicule avant de les dépouiller.
- Six individus, dont cinq mineurs, ont été mis en cause dans cette affaire.
On ignore sur quels critères ils choisissaient leurs cibles, mais leur objectif était clair : les dépouiller. Jeudi 26 mars, six individus, dont cinq mineurs, ont été mis en examen pour « vols en réunion et avec violence », « extorsions », « enlèvements et séquestrations avec libération volontaire avant le septième jour, par plusieurs individus ».
Ces derniers, nés entre 2008 et 2010 pour les mineurs et en 2006 pour le majeur, sont soupçonnés de s’en être pris à au moins neuf personnes, âgées de 17 à 20 ans environ, entre le 27 décembre 2025 et le 1ᵉʳ février 2026, à Saint-Dié-des-Vosges, Fraize et Sainte-Marguerite, dans les Vosges.
Les victimes conduites en forêt et frappées
Les auteurs présumés des faits agissaient avec une extrême violence. « Le mode opératoire utilisé consistait à dérober les effets personnels – téléphones portables, écouteurs – et du numéraire, en obligeant les victimes à monter de force dans des véhicules pour être conduites en forêt et frappées sur place, ou auprès de distributeurs automatiques de billets pour procéder à des retraits d’argent »
, détaille ainsi le procureur de la République d’Épinal, Frédéric Nahon.
L’enquête confiée au commissariat de police de Saint-Dié-des-Vosges a permis d’identifier et d’interpeller six suspects en début de semaine. « En garde à vue, certains des mis en cause ont reconnu tout ou partie des faits reprochés, tandis que d’autres ont fait usage de leur droit de garder le silence »,
rapporte le magistrat.
Tous les mineurs sont inconnus de la justice. Ils ont tous été placés sous contrôle judiciaire en attendant l’audience devant le tribunal pour enfants d’Épinal, qui aura lieu le 18 mai 2026.
De lourdes peines encourues
Le majeur a déjà été condamné par le tribunal pour enfants, pour des faits de « violence aggravée » à la peine de six mois d’emprisonnement avec sursis. En état de récidive légale, il a été placé par le juge des libertés et de la détention sous contrôle judiciaire, malgré les réquisitions de placement en détention provisoire formulées par le parquet. Il sera jugé le vendredi 27 mars 2026, devant le tribunal correctionnel d’Épinal dans le cadre d’une comparution immédiate.
La peine maximale encourue pour les faits reprochés est de dix ans d’emprisonnement délictuel, ce quantum étant doublé pour le majeur en état de récidive légale.










