- Quels sont les rapports de force à l’aube de la dernière rentrée politique avant l’élection présidentielle 2027 ?
- Si le premier tour avait lieu dimanche prochain, Marine Le Pen arriverait en tête dans tous les cas de figure, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, « Le Figaro » et Sud Radio.
- La candidate du Rassemblement national serait ensuite élue au second tour, quel que soit son adversaire.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
La course à l’Élysée est bel et bien lancée. Et elle a une favorite, Marine Le Pen, donnée gagnante au second tour quel que soit son adversaire au second tour, d’après la cinquième vague du baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro
et Sud Radio. Depuis la première vague, le Rassemblement national est donné gagnant, qu’il soit représenté par Jordan Bardella ou Marine Le Pen, qui a finalement décidé de présenter sa candidature après la décision des juges lors du procès en appel des attachés parlementaires de son parti.
Marine Le Pen s’imposerait au second tour face à Édouard Philippe (52% contre 48 %, en baisse de deux points par rapport à la vague précédente), Gabriel Attal (56% contre 44 %, en baisse d’un point) et Jean-Luc Mélenchon (67% contre 33%, en baisse de trois points). Marine Le Pen l’emporterait également face à Raphaël Glucksmann, testé pour la première fois (55% contre 45%), tout comme face à François Hollande (54% contre 46%) et Bruno Retailleau (58% contre 42%). Lequel de ces duels est le plus probable en cette rentrée ?
Un duel Le Pen-Mélenchon possible, si…
En cas de présence conjointe d’Édouard Philippe et Gabriel Attal au premier tour, les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron récolteraient respectivement 14,5% et 8% des suffrages et c’est Jean-Luc Mélenchon qui se hisserait au second tour avec 16% des suffrages, loin derrière Marine Le Pen avec 33%. Raphaël Glucksmann serait lui à 11%, Bruno Retailleau à 6%. Marine Tondelier et Fabien Roussel récolteraient 3% chacun.
Philippe toujours mieux placé que Attal
Ce scénario à deux candidats du bloc central paraît improbable au regard des déclarations récentes des deux anciens chefs du gouvernement qui plaident pour un rassemblement à terme. Mais sera-t-il suffisant ? Si Édouard Philippe est le seul candidat du bloc central, le patron d’Horizons récolte 18% des suffrages, selon notre baromètre, juste devant Jean-Luc Mélenchon avec 17% des suffrages. Le score de Marine Le Pen ne change pas, avec 33% des suffrages. À noter que Raphaël Glucksmann serait crédité de 12 % et Bruno Retailleau de 8%.
Si c’est Gabriel Attal qui représente le bloc central, le secrétaire général de Renaissance n’obtient en revanche que 14%, devancé par Jean-Luc Mélenchon qui se qualifie pour le second tour avec 17%, mais aussi par Raphaël Glucksmann avec 15%. Bruno Retailleau grimpe à 9%. Marine Le Pen est encore loin devant avec 34%.
Glucksmann, seul candidat de la gauche hors LFI ?
Officiellement candidat à la primaire du PS et de ses alliés qui aura lieu en octobre, Raphaël Glucksmann n’est pour l’instant pas en mesure de se qualifier pour le second tour, toujours derrière Jean-Luc Mélenchon. Un constat qui pourrait l’obliger, s’il était désigné, à se tourner vers les Écologistes et le PCF. Que se passerait-il s’il était le seul candidat de la gauche non-LFI, c’est-à-dire sans Marine Tondelier et Fabien Roussel ?
Dans l’hypothèse où Édouard Philippe est candidat du bloc central, Raphaël Glucksmann reste quatrième avec 15% des suffrages. Marine Le Pen (33%) arrive en tête devant Édouard Philippe (19%) et Jean-Luc Mélenchon (18%). Dans l’hypothèse où Gabriel Attal est candidat du bloc central, André Glucksmann grimpe à la troisième place avec 17%. Marine Le Pen (34%) arriverait ainsi en tête devant Jean-Luc Mélenchon (18,5%), Raphaël Glucksmann (17%) et Gabriel Attal (15%).
Quid d’un François Hollande en recours à gauche ? Alors que l’ancien président semble exclure de participer à la primaire, notre baromètre n’est guère favorable à ses ambitions. Même s’il était l’unique candidat de la gauche non-LFI, il devrait se contenter de 12% des suffrages au premier tour, sept points derrière Jean-Luc Mélenchon à 19%. Enfin, s’il affirme pour l’instant ne pas vouloir être candidat, l’ancien Premier ministre Bruno Le Maire ne semble pas offrir d’alternative crédible à ce stade au bloc central. Testé pour la première fois, il n’obtiendrait que 6% au premier tour.
Enquête menée en ligne du 24 au 25 août auprès d’un échantillon de 1.598 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1.800 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.