Dans la commune de Pleurtuit (Ille-et-Vilaine), les électeurs doivent départager quatre listes
Depuis l’ouverture des bureaux de vote de Pleurtuit (Ille-et-Vilaine), commune de 7 000 habitants, les électeurs se croisent, le pas pressé, sur le parvis de la salle de spectacles. Frédéric, 70 ans, jette un coup d’œil aux panneaux électoraux où est collée la propagande des quatre candidats à départager ce dimanche. La liste centriste est arrivée en tête du premier tour avec 32,79 % des voix, devant celle de droite (29,96 %). Le Rassemblement national pointe à 21,7 %. La proposition de gauche a recueilli 15,56 % des suffrages.
« Avant, on votait pour des gens que l’on connaissait et appréciait. C’était plus simple. Désormais, tout se politise et se polarise. A-t-on besoin d’afficher des couleurs politiques pour servir les habitants d’une petite commune comme la nôtre ? », s’interroge Frédéric, mécanicien à la retraite, qui souhaite rester anonyme comme toutes les personnes interrogées ce dimanche matin.
« La campagne a été relativement sereine, mais cela reste délicat d’affirmer ses idées ou de soutenir untel dans une commune où on se connaît tous. D’autant que l’émergence de la liste RN a forcé les autres à se politiser plus que d’habitude », constate Claire, infirmière de 39 ans.
Chantale, 50 ans, salariée dans une entreprise d’aéronautique, est perplexe quant à l’issue de ce scrutin qui « impacte la vie quotidienne de chacun ». Native de Pleurtuit, où elle dit n’avoir « jamais » ressenti d’insécurité, elle souffle : « Ici, on vote surtout à l’affinité pour des candidats qui défendent des programmes locaux. La politisation des petits scrutins sert-elle la commune ? J’espère que le prochain conseil municipal réussira à s’entendre et ne virera pas au combat de coqs… »








