Le 11 mars 2011, un séisme et un tsunami sont à l’origine de la fusion des cœurs de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, au Japon. Des populations sont évacuées, le territoire durablement contaminé et l’industrie nucléaire en partie mise à l’arrêt. Depuis, le contexte a changé : quinze ans après, presque jour pour jour, la France a accueilli, mardi 10 mars, un sommet mondial sur le nucléaire civil au cours duquel une vingtaine de pays ont appelé à mobiliser des financements en faveur de cette énergie, présentée comme « un véritable secteur d’avenir ».
Dans quelques semaines, le 26 avril marquera également le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine (qui faisait alors partie de l’Union soviétique). Tchernobyl et Fukushima sont les deux accidents nucléaires les plus graves de l’histoire, classés au niveau 7 sur l’échelle internationale INES (pour International Nuclear Event Scale, de 0 à 7).
Alors que l’atome suscite un regain d’intérêt à travers le monde et que la France a inscrit dans sa nouvelle feuille de route énergétique la construction de nouveaux réacteurs et le prolongement du parc actuel, quels enseignements ont été tirés de ces accidents ?
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