- Le 20H de TF1 a consacré mercredi une page spéciale aux trains en France, qu’ils nous amènent au travail ou en vacances.
- Fiabilité, tarifs, fermetures de gare… la situation est très différente d’une région à l’autre.
- Gilles Bouleau et les équipes du JT sont allés à la rencontre des voyageurs.
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Face à la crise des carburants, de plus en plus de Français délaissent la voiture – trop chère – au profit du train. Qu’il s’agisse des Intercités, des TGV ou des TER, une partie du réseau est vieillissante, les tarifs sont très différents d’une région à l’autre et de nombreuses gares ont fermé ces dernières années. La France est-elle sur de bons rails, en matière de transports en commun ? Le 20H de TF1 a décidé de consacrer une page spéciale (à retrouver en tête d’article) à cette question ce mercredi 7 octobre 2026. Gilles Bouleau a ainsi embarqué, avec les équipes du JT, au côté des voyageurs pour différents reportages et a interviewé le ministre des Transports.
Notre périple commence en Ile-de-France au petit matin. Gilles Bouleau part à la rencontre des voyageurs qui empruntent l’un des premiers RER du jour (en capture ci-dessus). Départ peu avant 6h à la gare de Saint-Quentin en Yvelines (Yvelines). À bord, certains usagers finissent leur nuit, d’autres ouvrent à peine les yeux. Comme eux, plus de 3 millions de personnes empruntent le RER chaque matin pour aller travailler en région parisienne.

Notre voyage prend ensuite de la hauteur pour évaluer l’étendue du réseau en France (carte ci-dessus). Au plus fort du trafic, jusqu’à 1.500 trains sont en service simultanément. Mais si la fréquentation des TGV, des TER, des Intercités bat des records à l’échelle du pays, en matière de ponctualité et de desserte, nous ne sommes pas tous égaux.
Au fil des années, malgré le nombre de voyages en hausse, le nombre de kilomètres de voies ferrées est pourtant en baisse continue. Certaines lignes interrégionales ou régionales, considérées comme pas assez fréquentées, ont fermé. Et ces dernières décennies, la SNCF a surtout investi des dizaines de milliards d’euros dans les lignes à grande vitesse.

Nous restons ensuite à quai en Seine-et-Marne, à la gare de la Ferté-Gaucher (image ci-dessus), où il n’y a plus de train depuis 2002. Officiellement, la liaison n’est que suspendue, mais les habitants et les élus ont compris qu’il allait falloir se battre pour que la ligne soit réhabilitée. À l’échelle du pays, en 75 ans, 15.000 kilomètres de lignes ferroviaires ont disparu.

Direction le Sud, pour la suite de notre parcours. Montpellier (Hérault) et Aubagne (Bouches-du-Rhône) ont instauré la gratuité des transports en commun. C’est un soulagement pour le portefeuille des usagers mais une charge pour les collectivités car faire rouler des TER, des bus ou des tramways (celui de Montpellier dans l’image ci-dessus) coûte très cher aux collectivités. Si bien que le retour des transports payants est envisagé à Aubagne.

Notre terminus se situe gare de Lyon, à Paris, en compagnie du ministre des Transports Philippe Tabarot (image ci-dessus). Au coeur de l’immense bâtiment où défilent 300.000 passagers par jour, celui-ci évoque les petites lignes menacées, le prix du TGV et la concurrence nouvelle susceptible de changer la donne. Quant à ses priorités, il assure en avoir deux : « La sûreté dans les transports et l’investissement qui est la mère des batailles.