Depuis le début d’année, un nuage de pollution plane sur Berlin. L’air de la capitale allemande, frappée par une exceptionnelle vague de froid, a dépassé à plusieurs reprises les seuils considérés comme dangereux pour la santé. Le niveau de pollution aux particules fines – de taille inférieure à 2,5 micromètres – a certains jours été jusqu’à trois fois supérieur aux limites recommandées par les autorités européennes : un pic à 70 microgrammes (µg) par m3 a ainsi été enregistré dans le quartier de Prenzlauer Berg, quand la limite réglementaire journalière est de 25 µg/m3. Au point de propulser temporairement Berlin dans la catégorie des capitales les plus polluées d’Europe, selon le classement réalisé quotidiennement par IQAir, loin devant Paris ou Londres.
« Une augmentation de la pollution atmosphérique, notamment due aux particules fines, n’est pas inhabituelle pendant les mois d’hiver, explique-t-on à la mairie de Berlin, renvoyant au pic de pollution beaucoup plus élevé de l’hiver 2010. Outre le trafic routier, qui génère des particules fines par les gaz d’échappement et l’abrasion (freins, pneus, routes), il faut ajouter les émissions supplémentaires provenant du chauffage. Les poêles à bois, particulièrement agréables, produisent encore beaucoup de particules fines. »
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