- Nous ne tomberions amoureux que trois fois au cours de notre vie, c’est ce qu’on appelle « la théorie des trois amours ».
- Chacune des relations nous apporte un enseignement, plus ou moins difficile à surmonter.
- La troisième étape serait le point d’orgue, l’amour inconditionnel et sain, débarrassé des faux-semblants.
Si Joséphine Baker chantait qu’elle avait deux amours (son pays et Paris), pour le reste du commun des mortels, nous ne pourrions en avoir trois, dans toute la vie. Pas un de plus. La « théorie des trois amours
» postule, en effet, que nous tombons amoureux trois fois au cours de notre existence. Ces trois personnes pour qui nous tombons amoureux nous apporteraient chacune un enseignement très différent et ont donc toutes un rôle à jouer.
Le premier amour : l’amour de jeunesse
Le plus souvent, il s’agit de l’amour adolescent, un amour naïf, beau, innocent et idéaliste. C’est la première fois que le cœur s’emballe, que les papillons dans le ventre se font sentir. Pour Roxi Nafousi, coach en développement personnel, cet amour ressemble à celui « des contes de fées ». Elle explique sur le site Poosh qu’il s’agit plutôt d’un « amour superficiel, car on accorde beaucoup d’importance au regard que notre entourage porte sur cette relation
« . Tout de même, on a l’impression que ce premier amour durera toujours. Toutefois, il ne dure pas toujours. D’ailleurs, selon un sondage réalisé par Mariage.net en 2022, seulement 19% des Français se marient avec leur premier amour. « Même si cela ressemble certainement à un véritable amour sur le moment, ce n’est généralement pas l’amour profond et brut que vous vivrez plus tard
« . D’ailleurs, si le chagrin semble intense et immense au moment de la rupture, « vous vous en remettrez assez rapidement
« , explique la coach en développement.
Le second amour : l’amour intense
Celui-là fait mal. Il s’agit de la relation amoureuse qui bouleverse, qui nous fait traverser des montagnes russes. Un amour passionnel, chaotique qui nous brise, mais nous fait également grandir. Pour Roxi Nafousi, cette relation « devient un miroir de notre âme
» car elle met en lumière les besoins et les désirs, mais elle nous permet aussi de prendre conscience de nos insécurités. Tout semble plus fort, les émotions sont décuplées, « nous pouvons ressentir de la jalousie, de la peur et des doutes que nous n’avons jamais ressentis auparavant
« . C’est la relation qui donne l’impression d’être passée sous un camion quand elle se termine. La rupture est à la hauteur de l’intensité. Elle est très douloureuse. Toutefois, le chagrin permet de grandir et de trouver « la force intérieure et la résilience que nous ne pensions pas posséder
« .
Le troisième amour : l’amour inconditionnel
C’est la personne que l’on rencontre après s’être remis de « l’amour intense
« . Lorsque le cœur est guéri et que le chagrin fait réellement partie de l’histoire ancienne. Inattendu, cet amour-là vient de nulle part, il est apparu sans crier gare. Il est considéré comme le véritable amour car « dans cette relation, vous vous sentez vous-même
« , indique Roxi Nafousi. Tout semble juste et aligné. « Il n’y a pas de jeux parce que vous avez la sensation d’être chez vous. Vous acceptez ce que l’autre incarne avec toutes ses nuances et ses imperfections
« . Mieux : les masques sont tombés et vous êtes juste vous-même. Pour le site psychologue.net, cette troisième relation marquante est « le point d’orgue parce qu’elle permet de comprendre qu’il existe un équilibre auquel on peut arriver
« . Pour Roxi Nafousi, c’est la preuve que le véritable amour existe et qu’il est possible de se sentir complètement en sécurité, protégé et adoré par un autre humain.
Le sondage réalisé par Mariage.net note d’ailleurs que 26% des Français déclarent avoir vécu deux relations sérieuses avant de se marier. Cependant, 21% des interrogés expliquent avoir eu trois ou plus de relations sérieuses avant de dire « oui » à la mairie. De plus, la théorie des trois amours ne reste qu’une moyenne. La dernière enquête sur la sexualité des Français réalisée par l’Inserm et l’ANRS relève qu’en 2023, les femmes ont, en moyenne, 7,9 partenaires sexuels au cours de leur vie (contre 3,4 en 1992). Les hommes, eux, 16,4 partenaires (contre 11,2 en 1992).












