Des parents d’élèves ont alerté du fait que l’école maternelle de leur enfant à Saint-Ouen subissait les effets de sa proximité avec un lieu de trafic de drogue.
Ils étaient appelés ce jeudi à voter sur le déménagement ou non de l’établissement.
Elisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale, a assuré que « le gouvernement » était déterminé à rétablir un environnement sûr pour cette école. »
Du trafic de drogue aux portes d’une école maternelle. Telle est la situation d’un établissement pour les enfants de moins de six ans situé à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.
Ce jeudi 3 avril, les parents d’élèves scolarisés dans l’école située 15, passage Élisabeth dans la cité Arago, l’un des principaux points de deal de la ville, ont été appelés à voter pour savoir s’ils souhaitaient, ou non, le déménagement de leur établissement jusqu’à la fin de l’année scolaire… ou après.
De la drogue dans la cour de l’école
Les motivations ne manquent pas : il y a quelques jours, les parents des enfants concernés ont rappelé les événements, comme la découverte récurrente de drogue dans la cour de récréation. Un élève de moins de 6 ans aurait, lui, ramassé un sachet dans la cour, heureusement sans le consommer.
Interrogée sur France 2 concernant cette affaire, Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale, a assuré que « l’École ne reculera jamais face à la violence ». « Évidemment, le gouvernement est déterminé à rétablir un environnement sûr pour cette école » a-t-elle ajouté. Pour la ministre, si le vote est en faveur du déménagement, « l’objectif » du gouvernement « est que l’école puisse se réinstaller ».
Davantage de sécurité
Interrogé sur LCI ce jeudi, le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a lui indiqué qu’il serait possible de « déplacer les quatre classes » de maternelle « dès la rentrée prochaine » (après les vacances de Pâques) ou alors « au moins de septembre ».
L’édile a soutenu que quelle que soit l’issue du scrutin sur l’éventuel déménagement de l’établissement, il y aurait « un grand renforcement du service public en termes de sécurité, en termes de présence humaine avec la police nationale, la police municipale, les acteurs associatifs, les bailleurs et évidemment le personnel communal ».