Face au mur d’écrans du centre de commandement du RER B de Denfert-Rochereau, à Paris, Antoine Morland, 27 ans, a les yeux rivés sur la circulation des trains en temps réel. Depuis un an, il est gestionnaire du plan de transport et de l’information aux voyageurs sur la partie nord de la ligne, gérée par la SNCF. Sur cet axe ultrafréquenté, un train passe en gare toutes les trois minutes aux heures de pointe. Si l’un d’entre eux accumule trop de retard, l’effet papillon est immédiat, tous les trains suivants sont freinés ou mis à l’arrêt.
Assis à son bureau, dans une salle où règne un brouhaha permanent, Antoine scrute les courbes sur son ordinateur qui lui permettent de vérifier à la seconde près la cadence de chaque RER. En cas d’incidents sur la ligne, il exécute les adaptations nécessaires (suppressions de rame, ajouts d’arrêt ou terminus anticipés…) pour remettre les trains à l’heure.
Vendredi 5 décembre 2025, Antoine prend son poste à 14 heures et, même si la matinée a été calme pour son collègue, il n’est pas à l’abri qu’un malaise voyageur, un colis abandonné ou un câble endommagé sur une voie bousculent le planning de la soirée – rendant la vie impossible à des milliers de voyageurs.
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