- Donald Trump convie plusieurs chefs d’État latino-américains pour un sommet à Miami le 7 mars prochain.
- La réunion intervient deux mois après la capture de Nicolas Maduro au Venezuela et sur fond de rivalité croissante avec la Chine.
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Le second mandat de Donald Trump
Donald Trump veut resserrer les rangs avec une partie de l’Amérique latine. Le président américain réunira le 7 mars à Miami plusieurs dirigeants de la région pour un sommet diplomatique, a annoncé la Maison-Blanche. Si Washington reste pour l’heure discret sur la liste officielle des invités, plusieurs médias latino-américains évoquent déjà la présence de chefs d’État considérés comme proches du président américain, comme l’Argentin Javier Milei ou le Salvadorien Nayib Bukele.
D’autres pays comme le Paraguay, l’Équateur, le Honduras ou encore la Bolivie pourraient également être représentés. Ce rendez-vous intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible. Début janvier, une opération américaine au Venezuela a conduit à la capture de Nicolas Maduro, depuis jugé aux États-Unis. D’autant que Donald Trump est entré, depuis son retour à la Maison Blanche, en guerre contre le narcotrafic et multiplie ces derniers mois les bombardements (nouvelle fenêtre) contre des navires accusés de servir au transport de drogues dans les Caraïbes et le Pacifique.
La Chine en toile de fond
Mais un autre enjeu domine également les esprits selon la presse argentine : l’influence grandissante de la Chine sur le continent, dont Nicolas Maduro était l’un des plus grands alliés. Le 3 janvier, les forces américaines envahissaient Caracas (nouvelle fenêtre) quelques heures seulement après la rencontre du président déchu avec l’envoyé spécial Qiu Xiaoqi, chargé de sécuriser l’accès de la République populaire aux réserves de pétrole.
Le géant asiatique multiplie également les investissements dans la région et les échanges commerciaux ont depuis bondi : 20% des importations des pays d’Amérique latine proviennent désormais de Chine.
Donald Trump ne se cache aujourd’hui plus de revendiquer la « doctrine Monroe », issue de la fusion entre son nom et celui du président américain James Monroe, qui, en 1823, affirmait que l’Amérique latine était désormais la chasse gardée des États-Unis. Le document, a même été inséré dans la très officielle Stratégie de de Sécurité Nationale (NSS) en décembre dernier. Avec un objectif pour Donald Trump : faire en sorte que « la domination américaine dans l’hémisphère occidental ne soit plus jamais remise en question »
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