Semaine diplomatique intense à la Maison Blanche. Trois jours après la visite d’Emmanuel Macron, le premier ministre britannique Keir Starmer est venu à son tour à Washington, jeudi 27 février, pour tenter de circonscrire le feu transatlantique.
Celui-ci a été déclenché par la reprise de contacts bilatéraux entre l’administration Trump et le Kremlin, en donnant le sentiment de mépriser à la fois le sort de l’Ukraine et celui des Européens. A la veille de la venue en ces mêmes lieux du président Volodymyr Zelensky, afin de conclure un accord sur l’exploitation des ressources minières du sol ukrainien, Donald Trump s’est réjoui de cette avancée, prioritaire à ses yeux. Ce texte, rééquilibré par rapport à sa version initiale très défavorable à Kiev, « va offrir la base pour une future relation plus durable entre les Etats-Unis et l’Ukraine, qui stimule la prospérité à long terme et aidera les Ukrainiens à reconstruire leur pays », a-t-il assuré.
La paix par l’économie : ainsi semble se présenter l’équation avec Moscou, selon le président américain, pour mettre un terme à la « spirale de la mort » en Ukraine. « Je le soutiens », a-t-il dit au sujet de l’article 5 de la charte de l’OTAN, qui prévoit une solidarité entre membres de l’alliance en cas d’attaque. Donald Trump était aussi mieux disposé à l’égard de Volodymyr Zelensky, qu’il avait qualifié de « dictateur » avant que leurs positions ne se rapprochent sur les minerais. « J’ai dit ça ? Je n’arrive pas à croire que j’ai dit ça. Question suivante… »
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