• Un avion au départ d’une station balnéaire égyptienne devait rallier Londres mardi dernier, mais il s’est finalement posé en urgence à Rome.
  • En cause, la présence d’une batterie externe utilisée pour recharger un appareil, dans un bagage placé en soute.
  • Les règles de sécurité en la matière ont été renforcées par les compagnies, en raison d’un risque important d’incendie.

Une escale imprévue à quelque 1.500 km de la destination… pour un motif surprenant. Un vol de la compagnie EasyJet, au départ de l’Egypte, devait rallier Londres ces derniers jours, mais il a été dérouté vers Rome, a indiqué l’entreprise à plusieurs médias anglophones. L’alerte avait été donnée après qu’un passager a informé l’équipage qu’une batterie externe était en cours d’utilisation dans un bagage en soute (nouvelle fenêtre), une pratique à risque. 

 

Mardi 19 mai dernier, le vol EZY2618 reliait la station balnéaire égyptienne de Hurghada à l’aéroport de Londres Luton, lorsque l’équipage a été « informé qu’une batterie externe était utilisée pour recharger (un appareil, ndlr), dans les bagages d’un passager », a relaté la compagnie dans un communiqué, cité notamment par la BBC (nouvelle fenêtre). Selon le journal britannique The Telegraph (nouvelle fenêtre), la batterie aurait servi à recharger un téléphone portable. Le commandant de bord a alors décidé « par mesure de précaution, conformément aux règles de sécurité » de dérouter l’appareil vers Rome Fiumicino, où l’avion a atterri en urgence mardi soir. 

« Heureusement, il ne s’agissait pas d’une bombe » : un atterrissage en urgence

Selon un passager interrogé par le tabloïd The Sun (nouvelle fenêtre), le commandant a seulement indiqué qu’« il y a(vait) quelque chose qui n’aurait pas dû se trouver dans la soute » pour justifier cet atterrissage précipité, sans donner davantage de détails sur le moment. Un vent de panique a alors saisi les voyageurs. « Personne ne savait quoi penser », a relaté Paul Casterton au journal. « Tout à coup, l’avion a changé de cap et a amorcé sa descente. Difficile de ne pas craindre le pire. »

D’après son récit, « le suspense a duré jusqu’à l’atterrissage », avant que les passagers ne découvrent qu’il s’agissait en réalité d’un problème de batterie externe (nouvelle fenêtre). « Heureusement, il ne s’agissait pas d’une bombe dans la soute », a déclaré le client, particulièrement soulagé. « L’avion a atterri sans encombre et les passagers ont débarqué comme prévu », a indiqué de son côté EasyJet. 

Le vol a ensuite été reprogrammé pour le lendemain matin. Certains passagers ont pu bénéficier d’une nuit d’hôtel, mais d’autres ont dû attendre le nouveau départ à l’aéroport. « Nous sommes désolés pour la gêne occasionnée par le déroutement et le retard qui en a résulté », a ajouté l’entreprise, qui assure que « la sécurité de ses clients et de son équipage est (sa) priorité absolue ».

Des règles de plus en plus strictes

Depuis plusieurs années, les compagnies ont musclé leurs mesures de sécurité concernant les batteries externes, souvent alimentées au lithium, en raison d’un risque de surchauffe et d’incendie (nouvelle fenêtre). En janvier 2025 par exemple, plusieurs personnes avaient été blessées lorsqu’un avion avait pris feu en Corée du Sud. Un sinistre probablement lié à une défaillance de batterie externe, rangée dans un compartiment à bagages, selon les premières conclusions des autorités. 

Depuis 2016, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), une agence de l’ONU, interdit d’ailleurs de transporter des batteries lithium-ion (nouvelle fenêtre) en soute. Ces règles ont encore été durcies en mars dernier (nouvelle fenêtre), interdisant par exemple toute recharge à bord de l’avion. Dans le cas d’EasyJet, deux batteries externes maximum sont autorisées par client, mais leur utilisation « est interdite à bord » et « celles-ci ne doivent pas servir à recharger d’autres appareils », précise la réglementation de la compagnie (nouvelle fenêtre)

Ces batteries « doivent être transportées uniquement dans les bagages à main et il est recommandé de les garder à portée de vue, c’est-à-dire sur soi », ajoute son site, qui souligne également qu’elles doivent être protégées individuellement, par exemple dans un sac plastique ou leur emballage d’origine. 

M.L.

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