- C’est lui qui a fourni le couteau utilisé par Abdoullakh Anzorov pour décapiter Samuel Paty.
- Condamné en appel à 7 ans de prison en mars dernier, il avait ensuite été assigné à résidence.
- Il a été interpellé alors qu’il visitait le Parc Astérix dans l’Oise, à l’encontre des conditions de son assignation.
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Le procès de l’assassinat de Samuel Paty
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L’homme avait fourni le couteau qui allait servir pour décapiter Samuel Paty le 16 octobre 2020, à son assassin, Abdoullakh Anzorov. Ce ressortissant tchétchène a déjà été condamné en appel en mars 2026 à 7 ans de prison pour association de malfaiteurs, une peine plus légère qu’en première instance. Il a été de nouveau condamné à de la prison ferme ce lundi 31 août dans l’Oise, cette fois pour non-respect de son assignation à résidence.
« Mauvaise lecture »
Le tribunal de Senlis a condamné en comparution immédiate Azim Epsirkhanov, 25 ans à un an de prison pour s’être rendu au Parc Astérix à Plailly (Oise) en violation de son assignation à résidence chez sa compagne dans les Hauts-de-Seine, dans l’attente de son expulsion du territoire français. Il a été contrôlé vendredi vers 15h30 sur le parking du célèbre parc d’attractions.
Barbe taillée court, tee-shirt blanc à manches longues et mains jointes, le prévenu a indiqué à l’audience qu’il y a eu « une incompréhension, une mauvaise lecture de [s]a part »
, concernant la décision préfectorale. Tenu de pointer deux fois par jour au commissariat de son lieu de résidence, il n’avait pas compris, assure-t-il, qu’il avait l’interdiction de quitter le département des Hauts-de-Seine.
Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c’est de savoir ce qu’il pouvait bien faire au parc Astérix
Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c’est de savoir ce qu’il pouvait bien faire au parc Astérix
Le substitut du procureur à l’audience à Senlis
« Je n’ai jamais cherché à me soustraire à cette mesure »
, martèle-t-il, assurant qu’il aspire « à reprendre une vie familiale et professionnelle »
. Mais le parquet a fait valoir que le prévenu a quitté le département des Hauts-de-Seine à huit reprises, « même la nuit »
. « Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c’est de savoir ce qu’il pouvait bien faire au parc Astérix »
, a insisté le substitut du procureur à l’audience, avant de rappeler le casier judiciaire du prévenu.
« J’avais l’espoir qu’on allait traiter ce dossier comme n’importe quel dossier de non-respect d’assignation à résidence »
, s’est agacé Maître Figen Aydin, l’avocat du prévenu. Celui-ci a toujours nié connaître les funestes projets d’Anzorov concernant Samuel Paty. Azim Epsirkhanov, condamné en première instance à 16 ans d’emprisonnement pour complicité d’assassinat terroriste en 2024 dans l’assassinat de Samuel Paty, avait vu sa peine revue à la baisse et requalifiée en mars 2026.
Libéré en avril 2026, il avait déposé une requête auprès du tribunal administratif pour contester son obligation de quitter le territoire français (OQTF). « Les Tchétchènes sont les premiers à être envoyés au front en Ukraine »
, a-t-il expliqué. « Un retour là-bas serait un aller simple pour la mort. »

