- Le projet de budget 2026, inscrit la fin du financement du permis de conduire par le CPF, sauf pour les chômeurs.
- Une décision qui s’apparente à un « non-sens économique » pour Catherine André.
- La journaliste explique pourquoi dans la chronique en tête de cet article.
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La Matinale
Mauvaise nouvelle pour ceux qui souhaitent utiliser leur compte CPF pour financer le permis de conduire. Le volet « dépenses » du budget 2026 prévoit en effet de restreindre drastiquement l’usage du compte personnel de formation pour apprendre à conduire, sauf pour les demandeurs d’emploi. À quoi s’ajoute la suppression d’une aide de 500 euros à destination des apprentis qui passent le permis.
« Je trouve que c’est un non-sens économique et que ça montre encore une fois qu’on laisse trop souvent porter l’effort des économies sur les plus jeunes de nos concitoyens
« , estime Catherine André, éditorialiste économie, dans la chronique en tête de cet article. Pourtant, le permis de conduire est la première formation demandée : il constitue 23% des formations financées par le CPF en 2023, soit 1,5 million de demandes. Les auto-écoles craignent donc une baisse de leurs revenus.
« Tout le monde n’habite pas dans les villes avec des réseaux de transport en commun
« , poursuit Catherine André. « Le permis de conduire, c’est un investissement sur l’avenir, un investissement sur le long terme
« , qui permet à un salarié « de pouvoir trouver un autre emploi s’il perd son poste actuel, de pouvoir se déplacer
« .
Et si 75% des personnes qui passent le permis avec le CPF ont plus de 26 ans, « quand bien même ?
« , demande Catherine André. « À 26 ans, on est jeune, ça ne veut pas dire qu’on roule sur l’or
. » Et de conclure : « C’est une mesure qui renforce l’idée qu’on a un budget anti-jeunes
. »









