- Un astéroïde, identifié quelques jours plus tôt seulement, va passer à quelques dizaines de milliers de kilomètres de la Terre, dans la nuit du 18 au 19 mai.
- Le projectile de la taille d’un petit immeuble ne représente toutefois aucun danger pour notre planète, assurent les experts.
Un astéroïde va passer très près de la Terre, dans la nuit du 18 au 19 mai, le tout à plus de 30.000 km/h. L’objet, qui mesure entre 14 et 30 mètres – soit l’équivalent d’un petit immeuble ou d’un à deux bus -, selon l’Agence européenne de l’espace (ESA) et la « base de données sur les petits corps » gérée par la NASA, ne va passer qu’à 91.593 kilomètres de la planète bleue. « 2026 JH2 » sera donc, à cet instant, plus proche de nous que la Lune (lointaine d’environ 385.000 kilomètres).
Le corps céleste n’a été repéré que très tardivement, notamment en raison de sa taille – modeste à l’échelle de l’univers et qui le rend très peu lumineux. Ce sont des astronomes du Mount Lemmon Survey, à Tucson (Arizona), qui ont découvert cet objet, qui appartient à une classe d’astéroïdes appelée « Apollon », le 10 mai dernier.
« Un phénomène assez courant »
Malgré sa proximité avec notre planète, les scientifiques assurent que ce gros caillou ne représente pas un danger. « 2026JH2 passera sans danger près de la
Terre
«
, affirme Richard Binzel, professeur de sciences planétaires au Massachusetts Institute of Technology et inventeur de l’échelle de Turin, un outil permettant de classer les collisions potentielles d’objets spatiaux avec la Terre, auprès de CNN. « Il s’agit en fait d’un phénomène assez courant : des objets de la taille d’une voiture passent entre la Terre et la Lune chaque semaine. Ceux de la taille d’un bus scolaire traversent notre voisinage plusieurs fois par an »
, met-il en avant.
« Il n’y a absolument zéro risque que cet astéroïde tombe sur la Terre »
, abonde Emmanuel Jehin, astrophysicien et professeur à l’université de Liège, interrogé par RTL Info. « On sait qu’il passe entre la Terre et la Lune, mais il ne va absolument pas toucher la Terre »
, poursuit l’expert. De toute façon, au vu de sa taille, l’astéroïde se consumerait certainement dans l’atmosphère, avant de toucher la surface.
La course de 2026 JH2 ne pourra pas être observée à l’oeil nu. Toutefois, si la météo est favorable, des jumelles ou un télescope amateur pourraient permettre de suivre sa progression. « Les astronomes amateurs équipés d’un télescope de 25 cm pourront l’observer »
, confirme Emmanuel Jehin. Il faudra, pour cela, tourner son regard vers la Grande Ourse et la constellation du Lion.

