- Au cours d’une intervention à Valenciennes, un policier municipal a ouvert le feu sur un homme, le tuant à son domicile.
- La victime était armée d’un couteau et venait de blesser l’agent, avant qu’il ne réplique.
- Le policier a été mis en examen pour homicide volontaire.
Un policier municipal de Valenciennes (Nord) a été mis en examen pour homicide volontaire. Cela fait suite à la mort par balles d’un trentenaire qui l’avait blessé avec un couteau. Placé en garde à vue mercredi, le policier municipal a été présenté samedi « à un juge d’instruction qui a procédé à sa mise en examen du chef d’homicide volontaire, écartant l’état de légitime défense »
, souligne le parquet dans un communiqué.
Le policier municipal encourt pour ces faits 30 ans de réclusion criminelle. Il a été placé sous contrôle judiciaire, une décision non conforme aux réquisitions du parquet qui dit se réserver la possibilité de faire appel.
Blessé, le policier a fait usage de son arme
La victime, âgée de 31 ans, avait été tuée à son domicile mercredi soir. Les policiers sont intervenus après l’appel d’une voisine qui l’entendait crier « Appelez la police ». Ils avaient alors trouvé le trentenaire criant « Au secours »
dans un appartement « en désordre »
, selon le communiqué du parquet.
Au cours de l’intervention, les policiers avaient alors intimé l’ordre à cet homme « de se mettre au sol »
. Voyant qu’il ne s’exécutait pas, ils l’ont maîtrisé au sol « avec la volonté déclarée de le sécuriser au regard de son comportement »
et de permettre sa prise en charge par les pompiers, toujours selon le communiqué. Armé d’un couteau, le trentenaire a alors blessé à la main l’un des policiers municipaux et a semblé « tenter d’asséner d’autres coups »
, ajoute le parquet.
Dans ce contexte, le policier blessé a estimé que l’effectif de police municipale se trouvait « en situation de danger »
. Il a alors fait usage de son arme de service à plusieurs reprises. La victime est décédée dans les minutes suivantes, malgré l’intervention des pompiers. L’autopsie pratiquée vendredi a conclu que le trentenaire était décédé d’une « hémorragie interne thoracique consécutive à trois blessures par arme à feu relevées au niveau de l’omoplate gauche ainsi qu’à une autre blessure relevée au niveau du biceps droit »
, précise le parquet.









